Les 70 semaines de Daniel : comprendre le calendrier prophétique biblique

Eschatologie16 min de lecture

1. Introduction

La prophétie des soixante-dix semaines en Daniel 9.24‑27 est l’une des prophéties de temps les plus précises et les plus étendues de toute l’Écriture. Elle forme l’ossature chronologique pour comprendre la première venue du Messie, l’actuelle dispensation de l’Église et la future Tribulation de sept ans qui précède immédiatement le Second Avènement de Christ.

Ce passage n’est pas adressé à l’Église, mais explicitement à « ton peuple et ta ville sainte » (Dn 9.24), c’est‑à‑dire à Israël et à Jérusalem. Correctement comprise, cette prophétie explique :

  • pourquoi l’horloge prophétique d’Israël s’est arrêtée après la première venue de Christ ;
  • pourquoi il reste encore une dernière « semaine » (sept ans) ;
  • comment cette dernière semaine est liée à la venue de l’Antichrist et à la Grande Tribulation.

Cet article retrace les soixante‑dix semaines de Daniel, l’accomplissement des soixante‑neuf premières semaines, et l’accomplissement encore futur de la soixante‑dixième semaine.


2. Texte et portée des soixante-dix semaines (Daniel 9.24‑27)

La prophétie est donnée comme réponse de Dieu à la prière de Daniel concernant la fin de la captivité babylonienne (Dn 9.1‑19). Daniel avait compris par Jérémie que l’exil devait durer soixante‑dix années littérales (Dn 9.2 ; Jr 25.11‑12 ; 29.10). Alors qu’il prie pour le pardon et la restauration, l’ange Gabriel lui révèle que le plan de Dieu pour Israël va bien au‑delà du simple retour immédiat de Babylone :

« Soixante‑dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte,
pour faire cesser les transgressions, mettre fin au péché,
expier l’iniquité, amener la justice éternelle,
sceller la vision et le prophète,
et pour oindre le Saint des saints. »
Daniel 9.24 (LSG)

Plusieurs points fondamentaux se dégagent :

  • Les bénéficiaires : « ton peuple et ta ville sainte » = Israël en tant que nation et Jérusalem.
  • La durée totale : « soixante‑dix semaines » = soixante‑dix « sept » (hébreu : shavu‘im).
  • Le but : six objectifs rédempteurs et royaux (v. 24) liés à la restauration complète d’Israël.

2.1 Des « semaines » comme séries de sept années

L’expression signifie littéralement « soixante‑dix sept ». Dans l’Ancien Testament, les « sept » peuvent désigner des jours ou des années (cf. les années sabbatiques, Lv 25.1‑8). Plusieurs éléments montrent que Daniel 9 parle de sept années :

  • Daniel raisonne déjà en années (les soixante‑dix ans de captivité, Dn 9.2).
  • Les événements annoncés (venue et mort du Messie, destruction de Jérusalem, apparition du dirigeant final) ne peuvent pas se dérouler en soixante‑dix semaines de jours littéraux.
  • L’histoire d’Israël comporte des blocs de 490 ans (70 × 7) liés au non‑respect des années sabbatiques (2 Ch 36.20‑21).

Ainsi, les soixante‑dix sept représentent 70 × 7 ans = 490 ans d’interventions particulières de Dieu envers Israël.


3. Les six objectifs des soixante-dix semaines (Daniel 9.24)

Le verset 24 énumère six objectifs qui seront atteints pour Israël et Jérusalem dans le cadre de ce programme de 490 ans :

  1. « pour faire cesser les transgressions »
    La longue histoire de rébellion d’Israël contre l’alliance prendra fin. Au retour du Messie, l’apostasie nationale cessera, et la nation sera spirituellement restaurée (cf. Rm 11.25‑27).

  2. « mettre fin au péché »
    Non seulement le schéma de rébellion sera terminé, mais la domination du péché sur la nation sera brisée. Israël ne persévérera plus dans l’incrédulité et l’idolâtrie (cf. Ez 36.25‑27).

  3. « expier l’iniquité »
    L’expiation a été accomplie une fois pour toutes lors de la première venue de Christ (Hé 9.26‑28), mais son application nationale et pleine à Israël attend encore la repentance future et la foi de la nation en son Messie rejeté (Za 12.10 ; Rm 11.26‑27).

  4. « amener la justice éternelle »
    Cela renvoie à l’instauration du règne juste du Messie sur la terre — Son Royaume millénaire — lorsque la justice caractérisera Jérusalem et les nations (cf. Es 11.1‑5 ; Jr 23.5‑6).

  5. « sceller la vision et le prophète »
    Toute la révélation prophétique donnée à Israël sera pleinement confirmée et menée à son terme. Rien ne restera « non accompli » ; l’ensemble du programme prophétique sera « scellé » au sens de consommé.

  6. « oindre le Saint des saints » (ou « un lieu très saint »)
    Il s’agit très probablement de la consécration du temple millénaire (cf. Ez 40–48). Certains y voient aussi une allusion à l’intronisation publique du Messie Lui‑même.

Ces résultats ne sont pas encore pleinement réalisés dans l’histoire. Bien que la première venue de Christ ait posé le fondement de l’expiation, la fin nationale du péché d’Israël, l’instauration de la justice éternelle et la clôture définitive de la prophétie attendent Son Second Avènement après la soixante‑dixième semaine.


4. Les 69 premières semaines : du décret jusqu’au Messie, le Prince

Le verset 25 divise les 490 ans en sept semaines, soixante‑deux semaines et une semaine :

« Sache donc et comprends :
Depuis le moment où la parole a annoncé
que Jérusalem sera rebâtie et restaurée
jusqu’au Messie, au Conducteur,
il y a sept semaines et soixante‑deux semaines ;
les places et les fossés seront rétablis,
mais en des temps de détresse. »
Daniel 9.25 (adapté de LSG)

4.1 Le point de départ : le décret de reconstruction de Jérusalem

Plusieurs décrets perses sont mentionnés dans l’Écriture, mais un seul autorise explicitement la reconstruction de la ville et de ses murailles :

  • Le décret d’Artaxerxès en faveur de Néhémie, la vingtième année de son règne (généralement datée 444/445 av. J.-C.).
    • Néhémie 2.1‑8 rapporte cet ordre de « rebâtir la ville » et ses fortifications.

Ce décret correspond le mieux à l’expression « restaurer et rebâtir Jérusalem ».

4.2 La structure des 69 semaines (7 + 62)

Les deux premiers segments totalisent 69 semaines = 69 × 7 = 483 ans.

Résumé utile :

SegmentDurée (en années)Événements clés
7 semaines49 ansReconstruction de Jérusalem « au milieu de la détresse » (époque de Néhémie et suite)
62 semaines434 ansPériode allant jusqu’à l’apparition du « Messie, le Prince »

En utilisant une année prophétique de 360 jours (attestée en Ap 11.2‑3 ; 12.6 ; 13.5 où 42 mois = 1 260 jours), de nombreux exégètes évangéliques ont montré que :

  • 483 années prophétiques = 173 880 jours.
  • En partant du décret d’Artaxerxès (444/445 av. J.-C.), on arrive précisément à la présentation publique du Messie à Jérusalem — l’Entrée triomphale (Lc 19.28‑44), généralement datée entre 30 et 33 apr. J.-C..

Ce jour‑là, le Roi d’Israël est venu, accomplissant Zacharie 9.9. Pourtant, au lieu de Le recevoir, la nation L’a en grande partie rejeté.

4.3 Après les 69 semaines : le Messie retranché et Jérusalem détruite

Le verset 26 situe explicitement deux événements majeurs « après les soixante‑deux semaines » (c’est‑à‑dire après le total des 69), et non durant la soixante‑dixième :

« Après les soixante‑deux semaines, un oint sera retranché,
et il n’aura pas de successeur.
Le peuple d’un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire,
et sa fin arrivera comme par un déluge ;
il y aura des guerres jusqu’au terme,
des dévastations sont décrétées. »
Daniel 9.26 (LSG)

Deux réalités distinctes :

  1. « Un oint sera retranché et il n’aura pas de successeur »

    • L’« oint » (le Messie) est mis à mort ; Il ne reçoit pas immédiatement le royaume promis.
    • Cela correspond précisément à la crucifixion de Jésus‑Christ peu après Son entrée triomphale.
  2. « Le peuple d’un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire »

    • Ce « peuple » désigne les Romains, qui détruisirent Jérusalem et le temple en 70 apr. J.-C.
    • Le « chef qui viendra » n’est pas Titus lui‑même, mais un dirigeant futur issu du même peuple — un leader de la forme rétablie de la puissance mondiale romaine, connu ailleurs sous le nom d’Antichrist (cf. Dn 7.8, 24‑25 ; 2 Th 2.3‑4 ; Ap 13).

Ce langage implique un intervalle : la mort du Messie (vers 30–33 apr. J.-C.) et la destruction de Jérusalem (70 apr. J.-C.) se produisent après les 69 semaines, alors que le texte ne commence à parler de la soixante‑dixième semaine qu’au verset 27.


5. L’intervalle entre la 69e et la 70e semaine

Un point clé de la compréhension dispensationaliste de Daniel 9 est la reconnaissance d’un intervalle chronologique entre la soixante‑neuvième et la soixante‑dixième semaine.

5.1 Pourquoi le texte exige un intervalle

Plusieurs raisons montrent que la soixante‑dixième semaine ne suit pas immédiatement la soixante‑neuvième :

  1. Le verset 26 utilise l’expression « après »

    • Le Messie est retranché après les 69 semaines, et non « pendant » la soixante‑dixième.
    • La destruction de Jérusalem se produit également après les 69 semaines.
  2. La chronologie historique

    • Si les 70 semaines couraient sans interruption depuis 444/445 av. J.-C., les 490 ans se termineraient au premier siècle.
    • Or, les six objectifs de Daniel 9.24 ne sont clairement pas accomplis en 70 apr. J.-C. :
      • La justice éternelle n’a pas été introduite de manière universelle.
      • La vision et la prophétie ne sont pas encore « scellées » dans leur plein accomplissement.
      • Israël n’a pas connu une repentance nationale ni la plénitude des bénédictions du royaume.
  3. La confirmation néotestamentaire d’un accomplissement futur

    • Jésus, bien après Daniel et après Antiochus, cite « l’abomination de la désolation dont a parlé le prophète Daniel » comme un événement futur, immédiatement avant Son retour en gloire (Mt 24.15‑21, 29‑31).
    • Paul, au premier siècle, parle d’un futur « homme de péché » qui s’assiéra dans le temple de Dieu, se proclamant lui‑même Dieu (2 Th 2.3‑4), faisant écho à Daniel 9.27.
    • Jean, écrivant vers 95 apr. J.-C., décrit une période future de 42 mois (trois ans et demi) de persécution intense (Ap 11.2‑3 ; 13.5), correspondant à une demi‑semaine de Daniel.

5.2 L’actuelle dispensation de l’Église comme intervalle

Gabriel a déclaré à Daniel que les soixante‑dix semaines étaient « fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte » (Dn 9.24). L’horloge prophétique mesure les interventions particulières de Dieu envers Israël en tant que nation, non le programme de Dieu pour l’Église, qui constitue une entité distincte (cf. Ep 3.1‑6 ; Rm 11.25‑27).

Ainsi :

  • Les 69 premières semaines se sont écoulées depuis le décret d’Artaxerxès jusqu’à la présentation et au rejet du Messie.
  • Avec le rejet d’Israël envers son Messie et la destruction de Jérusalem, l’horloge prophétique d’Israël s’est arrêtée.
  • Dieu a commencé une œuvre nouvelle : la formation de l’Église, composée de Juifs et de non‑Juifs dans un seul corps (Ep 2.11‑16 ; Ac 2). Cette « mystère » (Ep 3) n’avait pas été révélé dans l’Ancien Testament et ne fait donc pas partie des soixante‑dix semaines.

Nous vivons actuellement dans cet âge intermédiaire, qu’on appelle parfois « le temps des nations » (Lc 21.24) ou « le plein nombre des non‑Juifs » (Rm 11.25). L’horloge prophétique pour Israël repartira quand les événements de Daniel 9.27 s’enclencheront.


6. La soixante-dixième semaine : Tribulation future et Antichrist

La dernière semaine — sept ans — est décrite en Daniel 9.27 :

« Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine,
et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande.
Le dévastateur commettra les choses les plus abominables,
jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. »
Daniel 9.27 (LSG, adapté)

6.1 Le « il » du verset 27 : le chef à venir

Grammaticalement, le « il » renvoie au « chef qui viendra » du verset 26, et non au Messie. Ce chef provient du peuple (les Romains) qui a détruit la ville et le sanctuaire, mais il apparaît dans les derniers temps comme le dirigeant mondial final — l’Antichrist.

Points essentiels :

  • « Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine »

    • Il s’agit d’une alliance de sept ans avec « plusieurs » en Israël (les autorités juives).
    • Cet accord garantit vraisemblablement la sécurité d’Israël et permet la reprise du culte au temple. Il marque le début de la soixante‑dixième semaine et donc le commencement de la période de la Tribulation.
  • « Durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande »

    • À la mi‑temps (après trois ans et demi), il trahit l’alliance.
    • Il fait cesser les sacrifices réguliers, ce qui suppose l’existence d’un temple juif opérationnel dans les derniers jours.
  • « Le dévastateur commettra les choses les plus abominables »

    • Il introduit dans le temple un acte idolâtre et abominable — l’abomination de la désolation — exigeant l’adoration pour lui‑même (cf. Mt 24.15 ; 2 Th 2.4 ; Ap 13.14‑15).
    • Cela déclenche la Grande Tribulation, un temps de détresse sans précédent pour Israël (Mt 24.21 ; Jr 30.7).
  • « Jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur »

    • Son règne de terreur est strictement limité.
    • Au Second Avènement de Christ, l’Antichrist est détruit (cf. 2 Th 2.8 ; Ap 19.19‑20).

6.2 La soixante-dixième semaine et la Tribulation de sept ans

La soixante‑dixième semaine = sept ans correspond à la période communément appelée la Tribulation, divisée en deux moitiés égales :

PériodeDuréePrincipales caractéristiques
Première moitié3½ ans / 42 mois / 1 260 joursAlliance en vigueur ; relative protection pour Israël ; premières séries de jugements (Ap 6–9)
Seconde moitié3½ ans / 42 mois / 1 260 joursRupture de l’alliance ; cessation des sacrifices ; abomination de la désolation ; persécution intense d’Israël et des saints (Mt 24.21 ; Ap 12–13)

Les références répétées de l’Apocalypse aux 42 mois, 1 260 jours et à « un temps, des temps et la moitié d’un temps » (Ap 11.2‑3 ; 12.6, 14 ; 13.5) correspondent à la demi‑semaine de Daniel. Ensemble, elles décrivent la même période eschatologique, immédiatement avant le retour visible de Christ.


7. Accomplissement et prophéties restantes

Dans une perspective prémillénariste et dispensationaliste, les soixante‑dix semaines de Daniel se divisent en segments accomplis et futurs.

7.1 Déjà accompli

  • Les 69 premières semaines (483 ans) :

    • Elles ont commencé avec le décret d’Artaxerxès de rebâtir Jérusalem (Né 2.1‑8).
    • Elles ont culminé dans la présentation publique du Messie, le Prince, à Jérusalem.
    • Peu après, le Messie fut « retranché » (crucifié) et « n’eut rien » (pas de royaume visible à ce moment‑là).
  • Les événements de l’intervalle (mais annoncés au v. 26) :

    • La destruction de Jérusalem et du temple par les Romains en 70 apr. J.-C.
    • La poursuite des « guerres » et des « dévastations » décrétées sur le pays.

La mort expiatoire de Christ a posé le fondement pour les trois premiers objectifs du verset 24 — l’expiation de l’iniquité, la fin ultime de la transgression et du péché d’Israël — bien que leur application nationale soit encore future.

7.2 Pas encore accompli

Les éléments suivants attendent encore leur accomplissement lors de la soixante‑dixième semaine et au‑delà :

  • Une alliance de sept ans entre le futur dirigeant mondial (l’Antichrist) et « plusieurs » en Israël (Dn 9.27a).
  • La reconstruction (ou réinstallation) d’un temple juif où sacrifices et offrandes seront rétablis.
  • La trahison au milieu de la semaine : cessation des sacrifices, abomination de la désolation et persécution acharnée d’Israël.
  • L’achèvement des six objectifs de Daniel 9.24 :
    • Repentance complète d’Israël ;
    • Fin du péché national ;
    • Instauration de la justice éternelle dans le royaume messianique ;
    • Clôture définitive de toute vision prophétique ;
    • Onction du lieu très saint.

Ces événements culmineront au Second Avènement de Christ, lorsqu’Il détruira l’Antichrist, délivrera Israël et établira Son règne millénaire.


8. Conclusion

La prophétie des soixante‑dix semaines de Daniel constitue le calendrier prophétique de Dieu pour Israël. Elle révèle :

  • Un compte à rebours précis de 483 ans entre le décret de rebâtir Jérusalem et la venue, puis le rejet, du Messie, le Prince.
  • Un intervalle au cours duquel se déroule l’ère de l’Église — une période non comptée dans les soixante‑dix semaines, mais clairement prévue par Dieu et révélée dans le Nouveau Testament comme un « mystère ».
  • Une soixante‑dixième semaine future — une dernière période de sept ans au cours de laquelle un dirigeant mondial fera puis rompra une alliance avec Israël, profanera le temple et déclenchera une tribulation sans précédent, avant d’être détruit au retour du Messie.

Ainsi, Daniel 9.24‑27 se situe au cœur de l’eschatologie biblique. Ce texte relie la croix de Christ, l’ère présente et les événements décisifs de la fin des temps, garantissant que les desseins de Dieu pour Israël, Jérusalem et le royaume du Messie seront parfaitement et littéralement accomplis.


FAQ

Q : Que sont les « soixante-dix semaines » de Daniel ?

Les « soixante‑dix semaines » sont soixante‑dix séries de sept années, soit 490 ans d’interventions particulières de Dieu envers Israël et Jérusalem (Dn 9.24). Les 69 premières semaines (483 ans) se sont écoulées entre le décret d’Artaxerxès de rebâtir Jérusalem et la venue, puis la mort, du Messie. Une dernière semaine (sept ans) reste à venir et correspond à la Tribulation de la fin des temps.

Q : La soixante-dixième semaine de Daniel est-elle déjà accomplie ?

Non. La soixante‑dixième semaine de Daniel 9.27 est encore future. Elle implique une alliance de sept ans entre un dirigeant futur (l’Antichrist) et Israël, l’arrêt des sacrifices à la mi‑temps et l’installation de l’abomination de la désolation dans le temple. Jésus (Mt 24.15), Paul (2 Th 2.3‑4) et Jean (Ap 11–13) considèrent tous ces événements comme futurs.

Q : Quel est le lien entre les soixante-dix semaines et la Tribulation ?

La soixante‑dixième semaine est une période littérale de sept ans qui s’aligne avec ce que l’Écriture appelle ailleurs la Tribulation, en particulier sa dernière moitié, la Grande Tribulation (Mt 24.21 ; Ap 7.14). Elle commence avec l’alliance de l’Antichrist avec Israël et culmine avec sa trahison, la profanation du temple et la persécution mondiale du peuple de Dieu.

Q : Pourquoi y a-t-il un intervalle entre la 69e et la 70e semaine de Daniel ?

L’intervalle est nécessaire parce que Daniel 9.26 place la mort du Messie et la destruction de Jérusalem après les 69 semaines mais avant la soixante‑dixième. De plus, les six objectifs du verset 24 ne sont pas encore accomplis, et le Nouveau Testament présente l’abomination de la désolation et la carrière de l’Antichrist comme encore futurs. Cette période intermédiaire correspond à l’actuelle dispensation de l’Église, durant laquelle Dieu forme un peuple nouveau composé de Juifs et de non‑Juifs unis en un seul corps.

Q : Qui est le « chef qui viendra » dans Daniel 9.26‑27 ?

Le « chef qui viendra » est un dirigeant mondial futur issu du même peuple que celui qui a détruit Jérusalem en 70 apr. J.-C. — le monde romain. Il s’agit de l’Antichrist, qui confirmera une alliance de sept ans avec Israël, la rompra après trois ans et demi, fera cesser les sacrifices au temple, établira l’abomination de la désolation et sera détruit par Christ lors de Son Second Avènement (2 Th 2.3‑8 ; Ap 13 ; 19.19‑20).


Share Article

Questions Fréquentes

Q : Que sont les « soixante-dix semaines » de Daniel?
Les « soixante‑dix semaines » sont **soixante‑dix séries de sept années**, soit **490 ans** d’interventions particulières de Dieu envers Israël et Jérusalem (*Dn 9.24*). Les 69 premières semaines (483 ans) se sont écoulées entre le décret d’Artaxerxès de rebâtir Jérusalem et la venue, puis la mort, du Messie. Une dernière semaine (sept ans) reste à venir et correspond à la **Tribulation de la fin des temps**.
Q : La soixante-dixième semaine de Daniel est-elle déjà accomplie?
Non. La soixante‑dixième semaine de Daniel 9.27 est encore future. Elle implique une **alliance de sept ans** entre un dirigeant futur (l’Antichrist) et Israël, l’arrêt des sacrifices à la **mi‑temps** et l’installation de l’**abomination de la désolation** dans le temple. Jésus (*Mt 24.15*), Paul (*2 Th 2.3‑4*) et Jean (*Ap 11–13*) considèrent tous ces événements comme **futurs**.
Q : Quel est le lien entre les soixante-dix semaines et la Tribulation?
La **soixante‑dixième semaine** est une période littérale de **sept ans** qui s’aligne avec ce que l’Écriture appelle ailleurs la **Tribulation**, en particulier sa dernière moitié, la **Grande Tribulation** (*Mt 24.21 ; Ap 7.14*). Elle commence avec l’alliance de l’Antichrist avec Israël et culmine avec sa trahison, la profanation du temple et la persécution mondiale du peuple de Dieu.
Q : Pourquoi y a-t-il un intervalle entre la 69e et la 70e semaine de Daniel?
L’intervalle est nécessaire parce que *Daniel 9.26* place la mort du Messie et la destruction de Jérusalem **après** les 69 semaines mais **avant** la soixante‑dixième. De plus, les six objectifs du verset 24 ne sont pas encore accomplis, et le Nouveau Testament présente l’abomination de la désolation et la carrière de l’Antichrist comme encore futurs. Cette période intermédiaire correspond à l’actuelle **dispensation de l’Église**, durant laquelle Dieu forme un peuple nouveau composé de Juifs et de non‑Juifs unis en un seul corps.
Q : Qui est le « chef qui viendra » dans Daniel 9.26‑27?
Le « chef qui viendra » est un **dirigeant mondial futur** issu du même peuple que celui qui a détruit Jérusalem en 70 apr. J.-C. — le monde romain. Il s’agit de l’**Antichrist**, qui confirmera une alliance de sept ans avec Israël, la rompra après trois ans et demi, fera cesser les sacrifices au temple, établira l’abomination de la désolation et sera détruit par Christ lors de Son Second Avènement (*2 Th 2.3‑8 ; Ap 13 ; 19.19‑20*).

L. A. C.

Théologien spécialisé en eschatologie, engagé à aider les croyants à comprendre la Parole prophétique de Dieu.

Articles Connexes