Littéral ou allégorique : la bonne manière d’interpréter la prophétie biblique

hermeneutics15 min de lecture

1. Introduction

La façon dont nous interprétons la prophétie biblique — littéralement ou allégoriquement — façonne toute notre compréhension des temps de la fin. Les “mille ans” d’Apocalypse 20 désignent‑ils un royaume futur réel, ou ne sont‑ils qu’un symbole de l’époque actuelle ? Les promesses de terre faites à Israël en Genèse 15 et 17 concernent‑elles une géographie future concrète, ou des métaphores spirituelles pour l’Église ?

La question centrale n’est pas la curiosité à propos de l’avenir, mais l’herméneutique — la méthode que nous utilisons pour interpréter l’Écriture. Cet article explique la différence entre l’interprétation littérale et allégorique de la prophétie biblique, défend l’approche littérale‑grammaticale‑historique et clarifie quand les textes prophétiques doivent être compris de manière figurée sans abandonner pour autant la vérité littérale.


2. Qu’est‑ce que l’interprétation littérale de la prophétie biblique ?

2.1 Définition : littéral = sens normal, sens plain

En herméneutique, littéral vient du sensus literalis — le sens plain, normal du texte. L’interprétation littérale de la prophétie biblique signifie :

Interpréter les paroles prophétiques de la même manière que nous interprétons toute communication sérieuse ordinaire — selon la grammaire, le vocabulaire et le contexte historique normaux.

Si quelqu’un dit : « J’ai vu trois chiens bruns dans la ruelle », nous ne cherchons pas un code caché ; nous comprenons trois (pas cinq) chiens bruns (pas noirs) dans la ruelle (pas dans le parc). L’interprétation littérale aborde la prophétie avec cette même présupposition fondamentale.

2.2 La méthode grammaticale–historique–contextuelle

L’interprétation littérale de la prophétie est souvent appelée méthode grammaticale‑historique :

  • Grammaticale – Les mots et les phrases sont compris selon les règles normales du langage : syntaxe, temps des verbes, noms, prépositions, etc.
  • Historique – Les textes sont lus dans leur contexte historique et culturel d’origine ; nous demandons ce qu’ils signifiaient pour l’auteur et l’auditoire premiers.
  • Contextuelle – Les versets sont interprétés dans leur contexte immédiat, dans le livre, et dans l’ensemble de la Bible.

L’objectif est de découvrir le sens voulu par l’auteur, et non d’imposer au texte nos propres idées spirituelles ou symboliques.

2.3 L’interprétation littérale admet les figures, symboles et types

Littéral ne signifie pas « boisé » ou « hyper‑littéral ». Cela signifie que :

  • Les figures de style sont reconnues comme telles.
  • Les symboles sont reconnus, mais toujours comme des symboles de quelque chose de réel et de littéral.
  • Les types (par exemple, les sacrifices qui annoncent Christ) sont compris comme des personnes, événements et institutions bien réels qui préfigurent des accomplissements futurs littéraux.

Exemples :

  • « Je suis la porte » (Jean 10.9) est évidemment figuré ; Jésus n’est pas une porte en bois. Pourtant, il y a une vérité littérale : il est l’unique accès au salut.
  • Dieu n’est pas littéralement un « rocher » (Ps 18.3), mais il est réellement aussi fiable et inébranlable qu’un rocher.
  • Dans l’Apocalypse, les « sept chandeliers » sont symboliques, mais ils sont interprétés littéralement par le texte lui‑même comme sept Églises (Ap 1.20).

Une méthode littérale demande : À quelle réalité littérale cette figure ou ce symbole renvoie‑t‑il ? Elle ne nie pas les symboles ; elle affirme qu’ils signifient des réalités concrètes.

2.4 Un seul sens, de multiples applications

L’interprétation littérale affirme aussi :

  • Un seul sens (sensus unum) : chaque texte prophétique a un sens de base — celui que Dieu a voulu communiquer par l’auteur humain.
  • De nombreuses implications et applications : une prophétie peut avoir plusieurs applications légitimes et de vastes implications, mais toutes découlent de ce sens original unique.

Cela nous protège de l’idée que les passages auraient une infinité de « sens plus profonds » ou des significations contradictoires (sensus plenior compris comme des sens multiples concurrents).


3. Qu’est‑ce que l’interprétation allégorique de la prophétie biblique ?

3.1 Définition : interprétation allégorique / spirituelle

L’interprétation allégorique (souvent appelée « spiritualisation ») traite le sens littéral de la prophétie comme secondaire, voire négligeable, en recherchant un sens caché, plus profond, spirituel.

Dans cette méthode :

  • Israël peut devenir un simple symbole de l’Église.
  • Les promesses de terre peuvent être réinterprétées comme le ciel ou des « bénédictions spirituelles ».
  • Le Millénium peut être réduit à un symbole de l’époque actuelle de l’Église.
  • Les détails prophétiques concrets sont souvent absorbés dans des idées générales comme « la victoire du bien sur le mal ».

Le texte devient une coquille, et le « vrai sens » est censé se trouver sous ou derrière les mots.

3.2 Pourquoi l’interprétation allégorique est problématique

D’un point de vue biblique et logique, cette méthode est profondément défaillante :

  1. Absence de critères objectifs
    Il n’existe pas de règles claires pour découvrir ce « sens plus profond ». Une lecture allégorique en vaut une autre. L’interprétation devient la projection de l’imagination de l’interprète.

  2. Auto‑contradiction
    Affirmer : « Les prophéties ne signifient pas ce qu’elles semblent dire ; elles ont un sens spirituel plus profond » est lui‑même un énoncé littéral sur la manière dont la prophétie devrait être lue. Les allégoristes s’attendent à ce que l’on prenne leur théorie au sens littéral tout en refusant ce sens littéral à l’Écriture.

  3. Contradiction avec les modèles bibliques
    Les récits de l’Ancien Testament — Adam, Noé, Abraham, Jonas — sont traités littéralement par les auteurs bibliques ultérieurs (par ex. Rm 5.12‑14 ; Mt 12.39‑41). L’Écriture elle‑même n’allégorise pas les textes historiques ou prophétiques, sauf dans de rares cas explicitement qualifiés d’allégories (par ex. Ga 4.24).

  4. Usage inconsistant
    Beaucoup de ceux qui spiritualisent la prophétie interprètent d’autres doctrines (le péché, la justification, la résurrection de Christ) de manière littérale. Passer à une méthode allégorique uniquement pour la prophétie crée une incohérence interne et révèle un biais théologique, non une exégèse saine.


4. Pourquoi l’interprétation littérale est la bonne manière d’interpréter la prophétie biblique

4.1 Les prophéties concernant la première venue de Christ ont été accomplies littéralement

Le plus fort argument biblique en faveur de l’interprétation littérale de la prophétie est la façon dont Dieu l’a déjà accomplie. Plus de 100 prophéties messianiques ont été accomplies littéralement lors de la première venue de Christ :

  • Descendance de la femme – Genèse 3.15
  • Descendance d’Abraham – Genèse 12.3
  • Issu de la tribu de Juda – Genèse 49.10
  • Fils de David – Jérémie 23.5‑6
  • Né d’une vierge – Ésaïe 7.14
  • Né à Bethléhem – Michée 5.1 (5.2)
  • Annoncé par un précurseur – Ésaïe 40.3
  • Transpercé – Zacharie 12.10
  • « Retranché » (mis à mort) vers l’an 33 apr. J.‑C. – Daniel 9.24‑26
  • Ressuscité d’entre les morts – Psaume 16.10 ; Actes 2.30‑32

Si Dieu a accompli les prophéties sur la première venue de manière simple et littérale, la cohérence exige que nous attendions la même chose pour les prophéties de la seconde venue — à moins que le texte lui‑même n’indique clairement un langage symbolique.

Si vous voulez comprendre comment Dieu accomplira la prophétie à l’avenir, regardez comment il l’a accomplie dans le passé.

4.2 L’usage que Jésus fait de la prophétie

Dans Luc 4.16‑21, Jésus lit Ésaïe 61.1‑2 :

« L’Esprit du Seigneur est sur moi,
parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres.
Il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance,
et aux aveugles le recouvrement de la vue,
pour renvoyer libres les opprimés,
pour publier une année de grâce du Seigneur. »
Luc 4.18‑19

Puis il déclare :

« Aujourd’hui cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie. »
Luc 4.21

Il applique la première partie de la prophétie d’Ésaïe littéralement à sa première venue — mais il s’arrête au milieu du verset, avant « un jour de vengeance de notre Dieu ». Cette expression attend encore un accomplissement littéral lors de son Second Avènement.

Cela montre que :

  • Jésus interprète la prophétie de manière précise et littérale.
  • Le même verset peut contenir des accomplissements distincts dans le temps (première et seconde venue) sans changer de sens.
  • La « vengeance » n’est pas spiritualisée ; elle n’est simplement pas encore accomplie.

4.3 Les symboles de l’Apocalypse renvoient tout de même à des réalités littérales

Le livre de l’Apocalypse est rempli de symboles, mais il interprète lui‑même ses symboles littéralement à plusieurs reprises :

  • Sept étoiles = sept anges – Ap 1.20
  • Sept chandeliers = sept Églises – Ap 1.20
  • Coupes d’or pleines de parfums = prières des saints – Ap 5.8
  • Grandes eaux = « peuples, foules, nations et langues » – Ap 17.15

Le symbolisme coexiste avec l’interprétation littérale ; il ne la remplace pas.

4.4 Raisons de préférer l’interprétation littérale de la prophétie

Pour résumer les raisons clés :

  1. C’est la manière normale dont nous comprenons toute communication sérieuse.
  2. La majorité de la Bible prend sens lorsqu’on la lit littéralement.
  3. Toute utilisation figurée ou allégorique dépend d’abord de la compréhension du sens littéral.
  4. Elle fournit le seul garde‑fou sain et sûr contre l’imagination humaine.
  5. Elle s’accorde le mieux avec la doctrine de l’inspiration verbale : Dieu a inspiré des mots précis, et non des idées vagues.
  6. Elle correspond à la façon dont l’Écriture ultérieure interprète l’Écriture antérieure.

5. Quand la prophétie utilise un langage figuré ou allégorique

Une méthode littérale‑grammaticale‑historique reconnaît pleinement que la prophétie utilise souvent des images saisissantes, de la poésie et des symboles. La vraie question n’est pas « littéral ou figuré ? », mais :

Cette figure est‑elle destinée à remplacer la réalité littérale ou à la communiquer de manière plus forte ?

5.1 Repères pour reconnaître le langage figuré

L’interprétation littérale considère un texte comme figuré lorsque :

  1. Il est évidemment figuré

    • Jésus : « Je suis la porte » (Jn 10.9) ou « Je suis le vrai cep » (Jn 15.1).
      Aucun lecteur ne pense qu’il est du bois ou une plante ; la figure communique une dépendance spirituelle réelle.
  2. Le texte lui‑même le présente comme figuré

    • Paul précise qu’il utilise une allégorie en Galates 4.24.
    • Jésus dit : « Voici ce que signifie cette parabole » et explique les symboles (Lc 8.11‑15).
  3. Une lecture strictement littérale contredirait des textes manifestement non figurés

    • « Les quatre coins de la terre » (Ap 7.1) n’annule pas la rotondité de la terre ; c’est une expression pour désigner le monde entier.

Le principe classique peut se résumer ainsi :

Quand le sens littéral a du sens, ne cherchez pas un autre sens, de peur d’aboutir au non‑sens.

5.2 Les paraboles et allégories transmettent tout de même une vérité littérale

  • Les paraboles (par ex. la parabole des vignerons — Lc 20.9‑18) utilisent des récits fictifs pour transmettre des vérités littérales sur le rejet de Christ par Israël et sur son jugement futur.
  • Les rares allégories bibliques (Ga 4.21‑31) sont clairement signalées comme telles et restent enracinées dans des personnages historiques réels (Sara et Agar).

Nous ne devons pas supposer que, parce qu’un passage utilise des images ou une forme narrative, ses prophéties seraient « purement spirituelles ». Sans savoir ce qui est littéralement vrai, nous ne pourrions pas savoir ce qui est exprimé figurativement.

5.3 Comparaison : approche littérale vs approche allégorique

CaractéristiqueMéthode littérale‑grammaticale‑historiqueMéthode allégorique / spiritualisante
Question de baseQue voulait dire l’auteur dans son contexte ?Quelle idée spirituelle plus profonde puis‑je trouver ici ?
Traitement du langageRègles normales de grammaire et d’histoireLes mots deviennent souvent des symboles au‑delà de la grammaire
Usage des symbolesLes symboles renvoient à des réalités concrètesLes symboles peuvent dissoudre les référents concrets
Nombre de sensUn sens de base, plusieurs applicationsSouvent des sens multiples, stratifiés, « plus pleins »
Contrôle / objectivitéÉlevé – fondé sur le texte, le contexte, la langueFaible – dépend fortement des idées de l’interprète
Accomplissement de la prophétieAttente d’un accomplissement littéral, sauf indication claire de figureAttente d’un accomplissement spirituel ou « plus profond »

6. Principes pratiques pour interpréter la prophétie biblique aujourd’hui

Pour interpréter fidèlement la prophétie biblique et éviter à la fois un littéralisme naïf et une allégorisation subjective, plusieurs principes pratiques doivent nous guider.

6.1 Commencer par le sens plain

Lisez les passages prophétiques comme vous liriez tout autre texte sérieux. Lorsque Apocalypse 20.2‑6 parle à plusieurs reprises de « mille ans », le sens plain est une période de temps définie. Rien, dans la grammaire, ne nous oblige à spiritualiser cela en un symbole vague signifiant « longtemps ».

Si le sens plain s’accorde avec le contexte et ne contredit pas le reste de l’Écriture, nous devons l’accepter.

6.2 Comparer prophétie avec prophétie

« Sachez tout d’abord qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être l’objet d’une interprétation particulière. »
2 Pierre 1.20

Aucune prophétie ne dit tout sur un sujet. Pour interpréter correctement un passage :

  • Comparez les prophéties de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament concernant le même événement ou la même personne (par ex. l’Antichrist, le jour du Seigneur, le Millénium).
  • Laissez les prophéties plus claires éclairer celles qui sont plus difficiles.
  • N’utilisez jamais un passage pour annuler le sens littéral d’un autre (par ex., ne laissez pas une application néotestamentaire à l’Église effacer les promesses originelles faites à Israël).

6.3 Reconnaître les intervalles temporels prophétiques

Les prophètes de l’Ancien Testament ont souvent vu l’avenir comme une chaîne de sommets montagneux — des événements éloignés dans le temps apparaissant côte à côte dans un même verset :

  • Zacharie 9.9‑10 combine la première venue du Messie (monté sur un âne) et son règne universel lors de sa seconde venue.
  • Ésaïe 61.1‑2 réunit « l’année de grâce de l’Éternel » (premier avènement) et « un jour de vengeance de notre Dieu » (Second Avènement), intervalle que Jésus lui‑même met en évidence en Luc 4.16‑21 en s’arrêtant au milieu du verset.

Reconnaître de tels écarts temporels nous protège de l’erreur qui consiste à vouloir placer tout l’accomplissement prophétique dans une seule époque, et de l’allégorisation des détails encore non accomplis.

6.4 Distinguer interprétation et application

  • L’interprétation demande : Que signifiait le texte pour son auditoire d’origine ?
  • L’application demande : Comment cette même vérité s’applique‑t‑elle à nous aujourd’hui ?

Par exemple, Jérémie 31.31‑34 promet une nouvelle alliance avec la maison d’Israël et la maison de Juda. L’Église aujourd’hui participe aux bénédictions spirituelles de cette alliance en Christ, mais cette application ne supprime pas la promesse originelle faite à Israël en tant que nation, ni ne la transforme en simple symbole.


7. Conclusion

Le débat entre l’interprétation littérale et l’interprétation allégorique de la prophétie biblique n’est pas un détail technique mineur. Il est fondamental. Une approche littérale‑grammaticale‑historique :

  • Prend au sérieux le fait que Dieu est un communicateur parfait qui veut être compris.
  • Honore les mots que Dieu a inspirés, et pas seulement des concepts vagues.
  • Suit le modèle biblique de l’accomplissement des prophéties déjà réalisées.
  • Fournit un cadre objectif, centré sur le texte, qui limite l’imagination humaine.

Les méthodes allégoriques ou spiritualisantes, au contraire, détachent la prophétie de ses amarres textuelles et placent le sens entre les mains de l’interprète. Une fois qu’Israël, le royaume, le Millénium ou le jugement deviennent principalement des « symboles », n’importe quel système théologique peut leur être surimposé.

Interpréter littéralement la prophétie biblique ne revient pas à nier les figures de style, les symboles ou les profondes vérités spirituelles. Cela revient à affirmer que chaque symbole renvoie à un référent réel, que chaque image communique une vérité concrète, et que chaque prophétie sera accomplie aussi précisément et fidèlement que celles concernant la première venue de Christ.

Pour ceux qui désirent comprendre « la parole prophétique rendue très ferme » (2 Pierre 1.19), la méthode littérale‑grammaticale‑historique n’est pas une option parmi d’autres — c’est la bonne manière d’interpréter la prophétie biblique.


FAQ

Q : Que signifie concrètement « interprétation littérale de la prophétie biblique » ?

L’interprétation littérale signifie lire les textes prophétiques dans leur sens normal, grammatical et historique, comme nous le ferions pour tout écrit sérieux. Elle admet les figures de style et les symboles, mais affirme que ceux‑ci renvoient toujours à des vérités réelles et concrètes, et non à des idées spirituelles flottantes.

Q : Une approche littérale de la prophétie ignore‑t‑elle le symbolisme et les images ?

Non. Une approche littérale reconnaît pleinement le symbolisme, le langage poétique et les images en prophétie, en particulier dans des livres comme Daniel et l’Apocalypse. L’important est que chaque symbole soit compris comme représentant quelque chose de littéralement réel, et que son sens soit dégagé du texte et de son contexte biblique, et non de l’imagination de l’interprète.

Q : Pourquoi l’interprétation allégorique de la prophétie est‑elle considérée comme dangereuse ?

L’interprétation allégorique est problématique parce qu’elle manque souvent de critères objectifs et peut transformer le texte en ce que l’interprète veut qu’il signifie. Cela sape l’autorité de l’Écriture, affaiblit la confiance dans les promesses spécifiques de Dieu (en particulier à l’égard d’Israël) et s’éloigne de la manière dont la Bible elle‑même interprète les prophéties antérieures.

Q : Comment savoir quand une prophétie doit être prise de façon figurée ?

Posez trois questions : (1) Le langage est‑il manifestement figuré (par ex. « Je suis la porte » ) ? (2) Le texte ou un passage parallèle le présente‑t‑il explicitement comme parabole, allégorie ou symbole ? (3) Une lecture strictement littérale contredirait‑elle un enseignement clairement non figuré ailleurs dans l’Écriture ? Si ce n’est pas le cas, la prophétie doit normalement être comprise dans son sens plain.

Q : Pourquoi est‑il si important de savoir si l’on interprète la prophétie littéralement ou allégoriquement ?

Parce que notre herméneutique détermine nos conclusions. Une méthode littérale conduit à attendre des accomplissements futurs et concrets des promesses de Dieu, y compris le retour de Christ et son règne de royaume. Une méthode allégorique tend à dissoudre ces attentes en vérités spirituelles générales, modifiant ainsi les doctrines d’Israël, de l’Église, du jugement et du royaume — et, en fin de compte, notre espérance.

Share Article

Questions Fréquentes

Q : Que signifie concrètement « interprétation littérale de la prophétie biblique »?
L’interprétation littérale signifie lire les textes prophétiques dans leur **sens normal, grammatical et historique**, comme nous le ferions pour tout écrit sérieux. Elle admet les figures de style et les symboles, mais affirme que ceux‑ci renvoient toujours à des **vérités réelles et concrètes**, et non à des idées spirituelles flottantes.
Q : Une approche littérale de la prophétie ignore‑t‑elle le symbolisme et les images?
Non. Une approche littérale reconnaît pleinement le symbolisme, le langage poétique et les images en prophétie, en particulier dans des livres comme Daniel et l’Apocalypse. L’important est que chaque symbole soit compris comme représentant quelque chose de **littéralement réel**, et que son sens soit dégagé du texte et de son contexte biblique, et non de l’imagination de l’interprète.
Q : Pourquoi l’interprétation allégorique de la prophétie est‑elle considérée comme dangereuse?
L’interprétation allégorique est problématique parce qu’elle manque souvent de critères objectifs et peut transformer le texte en ce que l’interprète veut qu’il signifie. Cela sape l’autorité de l’Écriture, affaiblit la confiance dans les promesses spécifiques de Dieu (en particulier à l’égard d’Israël) et s’éloigne de la manière dont la Bible elle‑même interprète les prophéties antérieures.
Q : Comment savoir quand une prophétie doit être prise de façon figurée?
Posez trois questions : (1) Le langage est‑il **manifestement figuré** (par ex. « Je suis la porte » ) ? (2) Le texte ou un passage parallèle le **présente‑t‑il explicitement** comme parabole, allégorie ou symbole ? (3) Une lecture strictement littérale contredirait‑elle un enseignement clairement non figuré ailleurs dans l’Écriture ? Si ce n’est pas le cas, la prophétie doit normalement être comprise dans son **sens plain**.
Q : Pourquoi est‑il si important de savoir si l’on interprète la prophétie littéralement ou allégoriquement?
Parce que notre herméneutique détermine nos conclusions. Une méthode littérale conduit à attendre des accomplissements futurs et concrets des promesses de Dieu, y compris le retour de Christ et son règne de royaume. Une méthode allégorique tend à dissoudre ces attentes en vérités spirituelles générales, modifiant ainsi les doctrines d’Israël, de l’Église, du jugement et du royaume — et, en fin de compte, notre espérance.

L. A. C.

Théologien spécialisé en eschatologie, engagé à aider les croyants à comprendre la Parole prophétique de Dieu.

Articles Connexes