La Nouvelle Jérusalem
1. Introduction
En eschatologie biblique, la Nouvelle Jérusalem est la demeure finale et éternelle des rachetés. Elle apparaît au sommet de l’Écriture, lorsque Dieu a jugé le mal, aboli la mort et créé un nouveau ciel et une nouvelle terre (Apocalypse 21.1). Cette « ville sainte » n’est pas seulement un symbole du salut ; elle est présentée comme une ville réelle, resplendissante, dans laquelle Dieu habite avec son peuple pour toujours.
« Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. »
— Apocalypse 21.2
Comprendre la Nouvelle Jérusalem est essentiel pour comprendre l’état éternel et l’espérance ultime du croyant. Elle est l’aboutissement du plan rédempteur de Dieu : le ciel et la terre unis, la malédiction ôtée, et le peuple de Dieu enfin « chez lui » dans la présence de son Seigneur pour l’éternité.
2. Fondements bibliques de la Nouvelle Jérusalem
2.1 Textes clés
La principale description biblique de la Nouvelle Jérusalem se trouve dans Apocalypse 21–22. Plusieurs affirmations majeures définissent son identité comme demeure éternelle des croyants :
- Elle apparaît après le jugement dernier et la destruction du ciel et de la terre actuels (Apocalypse 20.11 ; 21.1).
- Elle est appelée « la ville sainte, la nouvelle Jérusalem » et décrite à plusieurs reprises comme une ville (Apocalypse 21.2, 10, 14–16, 18–19 ; 22.2–3, 14, 19).
- Elle descend « du ciel, d’auprès de Dieu » pour se poser sur la nouvelle terre ou entrer en relation directe avec elle (Apocalypse 21.2, 10).
- Elle est décrite comme l’épouse, la femme de l’Agneau (Apocalypse 21.9), ce qui souligne son lien étroit avec le peuple racheté de Dieu.
D’autres passages du Nouveau Testament anticipent cette réalité :
- Les croyants désirent « une patrie meilleure, c’est-à-dire céleste » et attendent « la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Hébreux 11.10, 16).
- Les chrétiens sont déjà spirituellement rattachés à ce domaine :
« Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste… »
— Hébreux 12.22
La Nouvelle Jérusalem est donc la forme finale du ciel : le centre du royaume éternel de Dieu, situé sur la nouvelle terre, où les croyants habiteront corporellement et consciemment pour toujours.
2.2 Éternelle, non millénaire
La séquence de l’Apocalypse place la Nouvelle Jérusalem après :
- Le règne millénaire de Christ (Apocalypse 20.1–6)
- La révolte finale et la défaite de Satan (Apocalypse 20.7–10)
- Le jugement devant le grand trône blanc (Apocalypse 20.11–15)
Ce n’est qu’ensuite que nous lisons au sujet d’« un nouveau ciel et d’une nouvelle terre » et de la descente de la Nouvelle Jérusalem (Apocalypse 21.1–2). Cela montre que la Nouvelle Jérusalem n’est ni provisoire ni simplement millénaire ; elle est la demeure permanente et éternelle des saints.
3. Les caractéristiques physiques et structurelles de la Nouvelle Jérusalem
3.1 Une ville réelle et mesurée
Jean reçoit une description explicitement spatiale :
« La ville avait la forme d’un carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau et trouva douze mille stades ; la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales. »
— Apocalypse 21.16
- Forme : Un cube parfait (ou possiblement une pyramide), longueur = largeur = hauteur.
- Échelle : 12 000 stades — environ 2 200 à 2 400 km dans chaque direction.
Cela représente des milliards de kilomètres cubes d’espace habitable, largement suffisant pour « une grande foule que personne ne pouvait compter » (Apocalypse 7.9). - Muraille : 144 coudées (environ 65 m) de mesure (Apocalypse 21.17), probablement en hauteur ou en épaisseur, soulignant la sécurité et la majesté.
La répétition de mesures précises et de matériaux concrets soutient fortement l’idée d’une ville littérale, et non d’une simple métaphore.
3.2 Murailles, portes et fondations
L’architecture de la Nouvelle Jérusalem manifeste visiblement l’œuvre rédemptrice de Dieu :
- Une grande et haute muraille de jaspe (Apocalypse 21.12, 18) : elle évoque la sécurité et la séparation d’avec tout mal.
- Douze portes, trois de chaque côté, chacune faite d’une seule perle (Apocalypse 21.12–13, 21).
- Chaque porte porte le nom de l’une des douze tribus d’Israël (Apocalypse 21.12).
- Des anges se tiennent à ces portes, symbolisant une garde sainte et un accueil sacré.
- Douze fondations de la muraille de la ville, ornées de douze pierres précieuses différentes (Apocalypse 21.19–20).
- Sur chaque fondation est inscrit le nom de l’un des douze apôtres de l’Agneau (Apocalypse 21.14).
Cette double inscription — tribus et apôtres — indique que la Nouvelle Jérusalem est la demeure éternelle de tout le peuple racheté de Dieu, Israël et l’Église, dans leurs distinctions propres mais unis dans une seule cité.
3.3 Matériaux et lumière
La ville est conçue pour révéler et transmettre la gloire de Dieu :
- La ville est « d’or pur, semblable à du verre pur » (Apocalypse 21.18, 21).
- La muraille est « construite en jaspe », et les fondations sont ornées d’une gamme de pierres précieuses (Apocalypse 21.18–20).
- Des matériaux translucides permettent à la gloire de Dieu de rayonner sans obstacle :
« La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’illumine, et l’Agneau est son flambeau. »
— Apocalypse 21.23
Il n’y a plus de nuit là-bas (Apocalypse 21.25 ; 22.5). La Nouvelle Jérusalem est continuellement et glorieusement illuminée par la présence même de Dieu.
3.4 Le fleuve de la vie et l’arbre de vie
Au cœur de la ville se trouve le trône et les symboles de la vie éternelle :
« Puis il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau. Il coulait au milieu de la place de la ville. »
— Apocalypse 22.1–2
Éléments clés :
- Le fleuve de l’eau de la vie : limpide comme du cristal, procédant du seul trône de Dieu et de l’Agneau ; il signifie le flux constant de la vie spirituelle et physique dans l’état éternel.
- L’arbre de vie : se trouvant de part et d’autre du fleuve, « produisant douze récoltes, donnant son fruit chaque mois » (Apocalypse 22.2).
- Ses feuilles sont « pour la guérison des nations » (Apocalypse 22.2), non pour guérir des maladies (qui n’existent plus, Apocalypse 21.4), mais pour entretenir et enrichir la plénitude de la vie.
L’arbre de vie, interdit à l’humanité après la chute (Genèse 3.22–24), est désormais accessible en permanence, signifiant que le paradis est pleinement restauré — et même surpassé — dans la Nouvelle Jérusalem.
3.5 Pas de temple, pas de mer, pas de malédiction
Plusieurs absences marquent la Nouvelle Jérusalem comme qualitativement différente du monde actuel :
- Pas de temple :
« Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l’Agneau. »
— Apocalypse 21.22
Le culte n’est plus localisé ; toute la ville est un saint des saints. - Plus de mer (Apocalypse 21.1) : ce qui indique vraisemblablement la disparition totale du chaos et de la séparation que les mers symbolisaient dans l’Antiquité.
- Plus de malédiction :
« Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville… »
— Apocalypse 22.3
Tous les effets de la chute — le péché, la corruption, la futilité — sont éradiqués.
Ces traits soulignent que la Nouvelle Jérusalem est un environnement parfait, sans malédiction, convenant à un peuple glorifié dans des corps glorifiés.
4. Les habitants et la vie dans la Nouvelle Jérusalem
4.1 La présence immédiate de Dieu
La réalité centrale de la Nouvelle Jérusalem n’est pas son architecture, mais Dieu lui-même :
« Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. »
— Apocalypse 21.3
Ceci accomplit au plus haut degré la promesse répétée de l’alliance : « Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple », dans sa forme la plus pleine, visible et permanente. Les croyants feront l’expérience de la vision béatifique :
« Ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. »
— Apocalypse 22.4
« Voir sa face », c’est jouir d’une communion directe, immédiate, sans aucun obstacle, avec Dieu en Christ.
4.2 Les rachetés de tous les âges
L’épître aux Hébreux présente la Jérusalem céleste comme peuplée de divers groupes d’êtres rachetés (Hébreux 12.22–24) :
- « Des myriades d’anges en fête »
- « L’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux »
- « Les esprits des justes parvenus à la perfection » (les saints de l’Ancien Testament et les autres croyants hors de l’ère de l’Église)
- « Jésus, le médiateur de la nouvelle alliance »
- « Dieu, le juge de tous »
Apocalypse 21–22 montre que tous ces rachetés habitent finalement dans et autour de la Nouvelle Jérusalem. Elle est la maison commune :
- De l’Église, l’épouse de Christ
- D’Israël sauvé
- Des croyants de toutes nations et de toutes époques (« les nations » qui marcheront à sa lumière, Apocalypse 21.24)
4.3 Vie parfaite, joie et repos
Dans la Nouvelle Jérusalem, les conditions de vie sont radicalement différentes de tout ce que l’on connaît dans le monde déchu :
« Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. »
— Apocalypse 21.4
Dans la ville :
- Il n’y a plus de mort, jamais (Apocalypse 21.4).
- Il n’y a plus de deuil, plus de cris, plus de douleur (Apocalypse 21.4).
- Il n’y a plus de nuit, plus de peur ni d’insécurité (Apocalypse 21.25 ; 22.5).
- Les croyants possèdent des corps glorifiés, impérissables (1 Corinthiens 15.42–54 ; Philippiens 3.21), adaptés à une activité et à une joie éternelles.
4.4 Adoration, service et règne
La vie dans la Nouvelle Jérusalem n’est pas passive ; c’est une existence active et centrée sur Dieu :
« Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville ; ses serviteurs le serviront. »
— Apocalypse 22.3
« Ils régneront aux siècles des siècles. »
— Apocalypse 22.5
Les aspects clés de la vie éternelle dans la ville incluent :
- Une adoration ininterrompue : Toute existence est adoration ; il n’y a plus de séparation entre « sacré » et « profane ».
- Un service sacerdotal : Les croyants servent comme un « royaume de sacrificateurs » pour toujours (Apocalypse 1.6 ; 22.3).
- Un règne avec Christ : Les saints exercent un véritable gouvernement délégué, sous l’autorité du Dieu trinitaire (Apocalypse 22.5), accomplissant pleinement le mandat originel de l’humanité de dominer la terre (Genèse 1.26–28).
- Un apprentissage et une communion éternels : Les créatures finies croîtront éternellement dans leur compréhension et leur jouissance du Dieu infini, sans jamais épuiser sa plénitude.
4.5 Sainteté et sécurité
La Nouvelle Jérusalem est une ville sainte :
« Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge ; il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau. »
— Apocalypse 21.27
- Aucun péché ne peut jamais y pénétrer.
- Satan, les démons et tous les pécheurs impénitents sont à jamais jetés dans l’étang de feu (Apocalypse 20.10, 14–15).
- Les portes ouvertes de la ville (Apocalypse 21.25) symbolisent qu’il y a, dans une sécurité totale, aucune peur, aucune menace, aucun besoin de défense.
La Nouvelle Jérusalem est ainsi un domaine de sainteté absolue, de sécurité parfaite et d’amour pour tous ceux qui appartiennent à Christ.
5. La signification théologique de la Nouvelle Jérusalem comme demeure éternelle des croyants
5.1 L’union du ciel et de la terre
Quand la Nouvelle Jérusalem descend, le ciel vient sur la terre :
« Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre… Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem. »
— Apocalypse 21.1–2
L’état éternel ne consiste pas en des âmes désincarnées flottant dans un « ciel » vague, mais en personnes ressuscitées vivant dans une ville ressuscitée, sur une terre renouvelée, dans la présence immédiate de Dieu. Cela accomplit le dessein de Dieu d’habiter avec l’humanité dans une création matérielle mais glorifiée.
5.2 Renversement de la chute et achèvement de la rédemption
La Nouvelle Jérusalem est le renversement complet de Genèse 3 et l’aboutissement de toute l’histoire de la rédemption :
| Monde déchu (Genèse 3) | Nouvelle Jérusalem (Apocalypse 21–22) |
|---|---|
| Entrée du péché et de la malédiction | « Il n’y aura plus d’anathème » (22.3) |
| Expulsion d’Éden | Entrée dans la cité éternelle (21.27) |
| Interdiction d’accès à l’arbre de vie (Genèse 3.24) | Accès complet à l’arbre de vie (22.2, 14) |
| Début de la mort, de la douleur, du chagrin | « Il n’y aura plus de mort… ni deuil, ni cri, ni douleur » (21.4) |
| Retrait manifeste de la présence de Dieu | « Il habitera avec eux » (21.3) ; « Ils verront sa face » (22.4) |
Chaque blessure de la chute est plus que guérie ; elle est transformée en gloire éternelle.
5.3 Accomplissement des promesses et des alliances
La Nouvelle Jérusalem accomplit aussi :
- Les promesses abrahamiques d’un héritage éternel (Hébreux 11.10, 16).
- Les promesses davidiques d’un trône et d’un royaume éternels, centrés sur le trône de l’Agneau (Apocalypse 22.1, 3).
- La Nouvelle Alliance, dans laquelle Dieu écrit sa loi dans les cœurs et demeure pour toujours avec son peuple (Jérémie 31.31–34 ; Apocalypse 21.3).
Toutes les promesses de Dieu trouvent leur « oui » en Christ (2 Corinthiens 1.20), et la Nouvelle Jérusalem est l’expression visible et durable de ce « oui ».
5.4 L’épouse et la ville
L’Apocalypse présente la Nouvelle Jérusalem comme :
« l’épouse, la femme de l’Agneau. »
— Apocalypse 21.9
Si le peuple de Dieu est lui-même l’épouse de Christ, la ville est la demeure nuptiale préparée pour lui, parée comme une épouse pour son époux. L’image exprime :
- La beauté (comme une épouse le jour de ses noces)
- L’intimité (Dieu habitant avec son peuple)
- La permanence (une union conjugale éternelle, indissoluble)
La demeure éternelle des croyants dans la Nouvelle Jérusalem est ainsi la fête des noces de l’Agneau prolongée dans la vie éternelle.
6. Vivre aujourd’hui à la lumière de la Nouvelle Jérusalem
La doctrine de la Nouvelle Jérusalem n’est pas spéculative ; elle est pastorale et pratique. L’Écriture relie constamment l’espérance de la cité éternelle à l’obéissance présente et à l’endurance :
- Pierre affirme que les croyants « attendent, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera » et, en conséquence, doivent vivre dans « une sainte conduite et dans la piété » (2 Pierre 3.11–13).
- Paul exhorte les croyants à « rechercher les choses d’en haut, où Christ est assis », et à « affectionner les choses d’en haut » (Colossiens 3.1–2), ce qui inclut l’avenir du croyant dans la Nouvelle Jérusalem.
- Hébreux nous appelle à porter l’opprobre maintenant, car « nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir » (Hébreux 13.14).
Savoir que notre véritable patrie est la Nouvelle Jérusalem :
- Encourage à la persévérance dans l’épreuve.
- Détache notre cœur de ce monde qui passe.
- Approfondit notre assurance, si nos noms sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau.
- Inspire à l’évangélisation et au discipulat, puisque seuls ceux qui appartiennent à Christ entreront dans cette ville (Apocalypse 21.27).
La Nouvelle Jérusalem n’est pas un détail optionnel de la prophétie ; elle est la forme ultime de l’espérance du croyant et la réponse définitive à la prière du Seigneur : « Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6.10).
7. Conclusion
La Nouvelle Jérusalem se tient au point culminant de l’eschatologie biblique comme la demeure éternelle des croyants. C’est une ville réelle, immense, d’une beauté inégalable, sur la nouvelle terre, illuminée par la gloire de Dieu et de l’Agneau, où :
- Dieu habite personnellement et visiblement avec ses rachetés.
- La malédiction a disparu, et toute larme, tout chagrin et toute douleur sont effacés.
- L’arbre de vie et le fleuve de la vie symbolisent une vie abondante et sans fin.
- Les saints adorent, servent et règnent pour toujours dans une sainteté et une joie parfaites.
Cette cité céleste est la véritable maison du croyant, déjà préparée par Christ et garantie par son œuvre achevée. Appartenir à Jésus, c’est avoir une place réservée dans la Nouvelle Jérusalem. Le rejeter, c’est rester à jamais hors de ses portes.
À la lumière de cela, l’Écriture nous adresse à la fois une invitation et un avertissement :
« Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens ! Et que celui qui entend dise : Viens ! Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement. »
— Apocalypse 22.17
L’entrée dans la Nouvelle Jérusalem est gratuite, mais elle n’est possible que par l’Agneau. Ceux qui viennent à lui maintenant habiteront avec lui là-bas — pour l’éternité.
FAQ
Q : La Nouvelle Jérusalem est-elle une ville littérale ou seulement un symbole de l’Église ?
Apocalypse 21–22 présente la Nouvelle Jérusalem comme une ville littérale, avec des dimensions mesurées, des murailles, des portes, des fondations, des rues, un fleuve et un trône. Bien que la ville soit étroitement associée au peuple de Dieu (appelée « l’épouse, la femme de l’Agneau »), la description détaillée et physique indique fortement une ville réelle et matérielle, servant de demeure éternelle aux rachetés.
Q : Tous les croyants vivront-ils dans la Nouvelle Jérusalem pour l’éternité ?
Tous les rachetés auront accès à la Nouvelle Jérusalem et expérimenteront la présence de Dieu dans cette cité, mais l’Écriture parle aussi des « nations » et des « rois de la terre » dans la nouvelle terre (Apocalypse 21.24–26). La Nouvelle Jérusalem fonctionne comme la capitale et le centre de la présence de Dieu, avec des croyants vivant dans la ville et à travers toute la création renouvelée, circulant librement dans une communion et un service parfaits.
Q : À quoi ressemblera la vie quotidienne dans la Nouvelle Jérusalem ?
La vie dans la Nouvelle Jérusalem sera active et joyeuse, centrée sur Dieu. Les croyants adoreront, serviront et « régneront aux siècles des siècles » (Apocalypse 22.5). Il n’y aura plus de mort, plus de tristesse ni de douleur (Apocalypse 21.4), mais il y aura un travail significatif, un apprentissage continu, une communion profonde et la jouissance de la gloire de Dieu dans un environnement parfait, avec des corps glorifiés qui ne se fatiguent ni ne se dégradent jamais.
Q : Quel est le lien entre la Nouvelle Jérusalem et le ciel ?
Dans l’état éternel, la Nouvelle Jérusalem est le ciel descendu sur la terre. Elle existe actuellement « dans le ciel » (Hébreux 12.22), mais à la fin, elle descend sur la nouvelle terre (Apocalypse 21.2). Le ciel n’est plus un domaine lointain ; il devient la demeure de Dieu avec les hommes dans cette ville, unissant pour toujours les dimensions céleste et terrestre.
Q : Qui sera exclu de la Nouvelle Jérusalem ?
L’Apocalypse déclare clairement que « rien de souillé » et que personne « qui se livre à l’abomination et au mensonge » n’entrera dans la ville ; seuls y entreront ceux dont les noms sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau (Apocalypse 21.27). Ceux qui persistent dans l’incrédulité et l’impenitence seront jetés dans l’étang de feu (Apocalypse 20.15). Seuls ceux qui ont été purifiés par le sang de Christ habiteront dans la Nouvelle Jérusalem.
Questions Fréquentes
Q : La Nouvelle Jérusalem est-elle une ville littérale ou seulement un symbole de l’Église?
Q : Tous les croyants vivront-ils dans la Nouvelle Jérusalem pour l’éternité?
Q : À quoi ressemblera la vie quotidienne dans la Nouvelle Jérusalem?
Q : Quel est le lien entre la Nouvelle Jérusalem et le ciel?
Q : Qui sera exclu de la Nouvelle Jérusalem?
L. A. C.
Théologien spécialisé en eschatologie, engagé à aider les croyants à comprendre la Parole prophétique de Dieu.
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