Qu’est-ce que le Shéol / l’Hadès ?

individual-eschatology14 min de lecture

1. Introduction

En eschatologie biblique, le Shéol (Ancien Testament) et l’Hadès (Nouveau Testament) désignent le séjour des morts—le monde invisible où vont les âmes après la mort physique et avant la résurrection corporelle. Comprendre ce que l’Écriture enseigne sur le Shéol et l’Hadès est essentiel pour clarifier :

  • Ce qui se passe immédiatement après la mort
  • En quoi cet état diffère de l’enfer final (Géhenne / étang de feu)
  • Comment la mort et la résurrection de Christ ont changé la condition des morts sauvés

Cet article explique la signification biblique du Shéol et de l’Hadès, leur relation, et en quoi ils diffèrent de « l’enfer » au sens ultime.


2. Le Shéol dans l’Ancien Testament : le séjour des morts

2.1 Sens et usage de base

Le Shéol est le principal terme de l’Ancien Testament pour désigner le lieu où se trouvent les morts. Il apparaît environ 65 fois. Points essentiels :

  • Il est situé « en bas », « dans les profondeurs », jamais en haut (Gn 37.35 ; Es 14.9 ; Ez 32.18).
  • Il est le monde invisible, un « monde d’en bas », « les profondeurs de la terre » (Ps 63.10 [LSG : 63.9]).
  • Il est présenté comme le lieu où vont justes et méchants.

Important : le Shéol n’est pas identique à :

  • La mort elle-même – La mort est l’événement ; le Shéol est la destination après la mort.

    « Comme un troupeau, ils sont mis dans le séjour des morts,
    la mort en fera sa pâture… »
    Psaume 49.15 [LSG : 49.14]

  • La tombe seulement – L’hébreu possède un mot distinct pour la tombe (qeber).
    Le Shéol est souvent distingué de l’enterrement. Par exemple, le roi de Babylone est rejeté de son sépulcre (tombe), mais il est néanmoins dit descendre au Shéol comme personne consciente (Es 14.9, 15, 19–20).

2.2 Les habitants du Shéol

L’Ancien Testament présente de manière cohérente une existence réelle et personnelle après la mort, dans le Shéol.

Les méchants

  • « Les méchants se tournent vers le séjour des morts, toutes les nations qui oublient Dieu. » — Psaume 9.18 [LSG : 9.17]
  • Il est décrit comme un lieu de la colère et du jugement de Dieu (Dt 32.22 ; Pr 9.18).

Les justes

  • Jacob s’attend à descendre au Shéol pour y être réuni à son fils (Gn 37.35).
  • Job souhaite être « caché dans le séjour des morts » pour échapper à la colère de Dieu (Jb 14.13).
  • Ézéchias parle des « portes du séjour des morts » comme de sa destination attendue (Es 38.10).
  • Concernant le Messie :

    « Car tu n’abandonneras pas mon âme au séjour des morts,
    tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption. »
    Psaume 16.10

Ainsi, dans l’attente vétérotestamentaire, justes et méchants allaient au Shéol, mais leurs conditions y étaient différentes.

2.3 Existence consciente et souveraineté divine

Le Shéol est un lieu réel, gouverné par Dieu, et non un vide inconscient :

  • Dieu y est présent et souverain :

    « Si je monte aux cieux, tu y es ;
    si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. » — Psaume 139.8
    « Le séjour des morts et l’Abaddon sont devant l’Éternel. » — Proverbes 15.11

  • Il est inescapable par la puissance humaine :

    « Quel est l’homme qui puisse vivre et ne pas voir la mort,
    qui puisse sauver son âme du séjour des morts ? »
    Psaume 89.49 [LSG : 89.48]

  • Il est associé à la fin de l’activité terrestre, non à la fin de la conscience (Ec 9.10) ; le sens est qu’au Shéol on ne poursuit plus les œuvres d’ici-bas, non que l’âme cesse d’exister.

2.4 Deux « compartiments » dans le Shéol (avant Christ)

À partir du témoignage combiné de l’Ancien et du Nouveau Testament, de nombreux interprètes concluent qu’avant la résurrection de Christ, le Shéol / l’Hadès comprenait deux régions distinctes :

  1. Un lieu de punition pour les méchants (« le plus bas séjour des morts » – Dt 32.22 ; Ps 86.13 ; Pr 9.18).
  2. Un lieu de repos et de consolation pour les justes, identifié plus tard comme « le Paradis » ou « le sein d’Abraham » (Lc 16.22–26).

Dans cette compréhension, les justes de l’Ancien Testament se trouvaient dans une partie bienheureuse du Shéol, attendant l’achèvement de la rédemption et la résurrection.


3. L’Hadès dans le Nouveau Testament : continuité avec le Shéol

3.1 L’Hadès comme équivalent grec du Shéol

Le Nouveau Testament emploie le mot grec Hadès comme terme principal pour le séjour des morts. Il s’agit de :

  • L’équivalent grec régulier du Shéol hébreu dans la Septante (AT grec).
  • Un terme explicitement identifié au Shéol dans Actes 2.27, 31, où Pierre cite Psaume 16.10 :

    « …tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts… » (Actes 2.27)

Ainsi, Shéol et Hadès désignent la même réalité fondamentale : le séjour intermédiaire des morts.

Les passages du Nouveau Testament distinguent l’Hadès de la mort et de l’étang de feu :

« La mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux… Puis la mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. »
Apocalypse 20.13–14

Ici :

  • La mort rend les corps.
  • L’Hadès rend les âmes.
  • Tous deux sont finalement jetés dans l’étang de feu, une réalité distincte et ultime.

3.2 L’Hadès comme lieu temporaire des perdus

Dans le Nouveau Testament, l’Hadès est, lorsqu’il est précisé, constamment présenté de manière négative, comme un lieu de tourment pour les morts non sauvés en attente du jugement final.

Le passage le plus clair est Luc 16.19–31 :

  • Le riche meurt et est enterré ; « dans le séjour des morts, il leva les yeux, là où il était en proie aux tourments » (Lc 16.23).
  • Il est conscient, se souvient de sa vie, ressent la soif et l’angoisse dans cette flamme (vv. 23–24).
  • Il voit Lazare consolé « dans le sein d’Abraham » (v. 22).
  • Un grand abîme est fixé ; aucun passage entre les deux états n’est possible (v. 26).

Cela montre que :

  • L’Hadès est un lieu réel de punition consciente pour les morts méchants.
  • À cette époque, les morts justes se trouvaient dans un lieu distinct de consolation (sein d’Abraham / Paradis), séparé mais visible.

Jésus parle aussi de l’Hadès comme contraire à l’élévation :

« Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts. »
Matthieu 11.23 ; cf. Luc 10.15

3.3 Christ et l’Hadès

Christ Lui-même est entré dans le séjour des morts, mais n’y a pas été retenu :

« Car tu n’abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts,
et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption. »
Actes 2.27

Jésus a promis au malfaiteur repentant :

« Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »
Luc 23.43

Avant la résurrection de Christ, le « Paradis » doit être compris comme la région bienheureuse du Shéol / de l’Hadès (« le sein d’Abraham », Lc 16.22). Après Sa résurrection et Son ascension, le Paradis est décrit comme étant dans le troisième ciel, la présence même de Dieu (2 Co 12.2–4 ; Ap 2.7). Cela indique un changement dans la localisation des morts justes, que nous aborderons ci-dessous.


4. Shéol / Hadès versus enfer : distinctions cruciales

Dans plusieurs traductions françaises plus anciennes, les mots « enfer », « tombe », « séjour des morts » (Shéol) et « Hadès » ont parfois été confondus. Pour l’eschatologie biblique, il est essentiel de distinguer trois termes-clés :

TermeLangue / TestamentSens de baseTemporalité
ShéolHébreu, ATSéjour des morts (état intermédiaire)Avant le retour de Christ
HadèsGrec, NTSéjour des morts (état intermédiaire)Avant le jugement final
Géhenne / étang de feuGrec, NTLieu final de châtiment éternel (enfer)Après le jugement dernier

4.1 L’Hadès n’est pas l’enfer final

Le Nouveau Testament établit clairement une séquence temporelle :

  1. À la mort, les méchants vont dans l’Hadès, lieu temporaire de tourment conscient.
  2. Au jugement final (grand trône blanc), ils sont ressuscités corporellement.
  3. Ensuite ils sont jetés dans l’étang de feu, la seconde mort :

« Puis la mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. C’est la seconde mort, l’étang de feu. »
Apocalypse 20.14

Ainsi :

  • Shéol / Hadès = état intermédiaire présent des morts.
  • Enfer (Géhenne / étang de feu) = état final et éternel des perdus après la résurrection et le jugement.

Dire que « les gens vont en enfer dès qu’ils meurent » est imprécis. Bibliquement :

  • Les non sauvés vont actuellement dans l’Hadès,
  • et ce n’est qu’après la résurrection et le jugement qu’ils entrent dans l’enfer au sens plein et définitif.

5. Ce qui a changé après la mort et la résurrection de Christ

Dans une perspective eschatologique, la résurrection et l’ascension de Christ marquent un tournant majeur dans la structure de l’état intermédiaire.

5.1 Le Paradis déplacé du Shéol vers le ciel

Avant la résurrection de Christ :

  • Les morts justes sont décrits comme se trouvant dans le Shéol / l’Hadès, dans une région bienheureuse appelée « sein d’Abraham » ou « Paradis » (Lc 16.22–25 ; 23.43).

Après la résurrection et l’ascension de Christ :

  • Le Paradis est désormais situé dans le troisième ciel, là où se trouve le trône de Dieu :

    « …enlevé jusqu’au troisième ciel… enlevé dans le paradis… » — 2 Corinthiens 12.2–4

  • Le Nouveau Testament enseigne de façon constante que les croyants qui meurent vont immédiatement dans la présence de Christ :

    « Nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur. »
    2 Corinthiens 5.8
    « J’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur. »
    Philippiens 1.23
    « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! » — Actes 7.59

Tout cela soutient l’idée que Christ, ayant pleinement accompli la rédemption, a déplacé le lieu de séjour des morts sauvés de la partie « Paradis » du Shéol / de l’Hadès vers le ciel lui-même.

5.2 La situation actuelle

À la lumière de l’œuvre de Christ, le tableau biblique actuel est le suivant :

  • Pour les croyants

    • Le corps va dans la tombe.
    • L’âme / l’esprit va immédiatement auprès de Christ dans le ciel (et non dans l’Hadès).
    • Ils attendent la résurrection du corps au retour de Christ (1 Th 4.13–17).
  • Pour les incroyants

    • Le corps va dans la tombe.
    • L’âme / l’esprit va dans l’Hadès, lieu de tourment conscient.
    • Ils attendent la résurrection et le jugement final, après quoi ils seront jetés dans l’étang de feu (Ap 20.11–15).

Dans l’ère présente, l’Hadès fonctionne uniquement comme la prison temporaire des perdus, tandis que les sauvés sont dans le ciel avec Christ.


6. Portée théologique et pastorale

6.1 Certitude d’une existence consciente après la mort

Le Shéol / l’Hadès implique dans l’Écriture une identité personnelle et une conscience continues après la mort :

  • Le riche et Lazare sont pleinement conscients d’eux-mêmes (Lc 16.19–31).
  • Les textes de l’Ancien Testament impliquent une existence continue auprès de Dieu ou loin de Lui.
  • Les textes du Nouveau Testament rejettent clairement l’idée d’un « sommeil de l’âme » après la mort.

Il n’y a pas de place biblique pour :

  • L’anéantissement (cesser d’exister)
  • La réincarnation
  • Une seconde chance après la mort (Hé 9.27 ; Lc 16.26)

6.2 La souveraineté de Dieu sur le séjour des morts

Le Shéol comme l’Hadès sont présentés comme entièrement sous le contrôle de Dieu :

« Le séjour des morts et l’Abaddon sont devant l’Éternel. » — Proverbes 15.11
Christ détient « les clefs de la mort et du séjour des morts ». — Apocalypse 1.18

Cela souligne que :

  • Nul ne va au Shéol / à l’Hadès en dehors du décret de Dieu.
  • Nul ne peut s’échapper de l’Hadès ni entrer au ciel en dehors de l’œuvre salvatrice de Christ.

6.3 Le sérieux de l’enfer final

Parce que le Shéol / l’Hadès n’est pas encore l’état final, il préfigure quelque chose d’encore plus terrible pour l’impénitent :

  • L’Hadès est un lieu de tourment présent, mais temporaire.
  • L’étang de feu est le jugement éternel (Ap 20.10, 14–15).

Comprendre la différence entre l’Hadès et l’enfer renforce l’urgence de :

  • Fuir la colère à venir par la foi en Christ.
  • Annoncer l’Évangile tant qu’il est encore « le temps favorable », « le jour du salut » (2 Co 6.2).

7. Conclusion

Bibliquement, le Shéol et l’Hadès désignent le séjour intermédiaire des morts, et non l’enfer final. Dans l’Ancien Testament, le Shéol est le monde invisible où vont justes et méchants, quoique dans des conditions très différentes. Dans le Nouveau Testament, l’Hadès poursuit cette fonction, surtout comme lieu temporaire de tourment pour les morts non sauvés.

Par la mort, la résurrection et l’ascension de Christ, la situation des justes a changé de manière décisive :

  • Le Paradis, autrefois associé à la région bienheureuse du Shéol / de l’Hadès, est maintenant localisé dans le ciel.
  • Les croyants qui meurent vont immédiatement dans la présence du Seigneur, tandis que les incroyants vont dans l’Hadès, en attente du jugement final.
  • À la fin, la mort et l’Hadès eux-mêmes seront jetés dans l’étang de feu, le véritable « enfer » du châtiment éternel.

Une compréhension biblique du Shéol et de l’Hadès nous préserve de la confusion, souligne la certitude d’une existence consciente après la mort, et oriente notre espérance non vers l’état intermédiaire lui-même, mais vers la résurrection et la vie éternelle promises en Christ.


FAQ

Q : Le Shéol est-il simplement un autre mot pour « tombe » dans l’Ancien Testament ?

Non. Bien que certains passages utilisent le Shéol de manière métaphorique pour parler de la tombe, l’hébreu a un mot distinct (qeber) pour la tombe physique. Le Shéol est le séjour des morts, où vont les âmes après la mort. Les textes de l’Ancien Testament distinguent souvent le Shéol de l’enterrement littéral et parlent d’une existence consciente dans le Shéol.

Q : Le Shéol et l’Hadès sont-ils la même chose ?

Oui. L’Hadès est l’équivalent grec néotestamentaire du Shéol hébreu. La Septante traduit couramment Shéol par Hadès, et Actes 2.27, 31 appliquent explicitement au Christ le texte de Psaume 16.10 sur le Shéol en utilisant le mot Hadès. Tous deux désignent le séjour intermédiaire des morts, et non l’enfer final.

Q : En quoi l’Hadès est-il différent de l’enfer ?

L’Hadès est le lieu temporaire où se trouvent les morts non sauvés entre la mort et la résurrection, un lieu de tourment conscient. L’enfer au sens ultime est l’étang de feu (Géhenne) décrit en Apocalypse 20.14–15, l’état final et éternel de châtiment après la résurrection et le jugement. L’Écriture dit que « la mort et le séjour des morts » seront eux-mêmes jetés dans l’étang de feu.

Q : Où vont les croyants lorsqu’ils meurent—au Shéol, à l’Hadès ou au ciel ?

Depuis la résurrection et l’ascension de Christ, les croyants qui meurent vont directement auprès de Christ dans le ciel (2 Co 5.8 ; Ph 1.23 ; Ac 7.59). Avant Christ, les justes étaient décrits comme se trouvant dans une région bienheureuse (« Paradis », « sein d’Abraham ») associée au Shéol / à l’Hadès, mais maintenant le « Paradis » est situé dans le troisième ciel (2 Co 12.2–4).

Q : Les personnes sont-elles conscientes dans le Shéol / l’Hadès, ou s’agit-il d’un « sommeil de l’âme » ?

Les personnes sont conscientes dans le Shéol / l’Hadès. Le riche et Lazare en Luc 16.19–31 se souviennent, parlent, ressentent la douleur ou la consolation et sont pleinement conscients de leur état. Les passages qui parlent de la mort comme d’un « sommeil » concernent soit le corps dans la mort, soit un langage métaphorique pour décrire la mort, et non une inconscience de l’âme. La Bible n’enseigne pas le « sommeil de l’âme » entre la mort et la résurrection.


Share Article

Questions Fréquentes

Q : Le Shéol est-il simplement un autre mot pour « tombe » dans l’Ancien Testament?
Non. Bien que certains passages utilisent le Shéol de manière métaphorique pour parler de la tombe, l’hébreu a un mot distinct (**qeber**) pour la tombe physique. Le Shéol est le **séjour des morts**, où vont les âmes après la mort. Les textes de l’Ancien Testament distinguent souvent le Shéol de l’enterrement littéral et parlent d’une existence consciente dans le Shéol.
Q : Le Shéol et l’Hadès sont-ils la même chose?
Oui. **L’Hadès** est l’équivalent grec néotestamentaire du **Shéol** hébreu. La Septante traduit couramment Shéol par Hadès, et *Actes 2.27, 31* appliquent explicitement au Christ le texte de *Psaume 16.10* sur le Shéol en utilisant le mot Hadès. Tous deux désignent le **séjour intermédiaire des morts**, et non l’enfer final.
Q : En quoi l’Hadès est-il différent de l’enfer?
**L’Hadès** est le lieu **temporaire** où se trouvent les morts non sauvés entre la mort et la résurrection, un lieu de tourment conscient. **L’enfer** au sens ultime est l’**étang de feu** (Géhenne) décrit en *Apocalypse 20.14–15*, l’état final et éternel de châtiment après la résurrection et le jugement. L’Écriture dit que « la mort et le séjour des morts » seront eux-mêmes jetés dans l’étang de feu.
Q : Où vont les croyants lorsqu’ils meurent—au Shéol, à l’Hadès ou au ciel?
Depuis la résurrection et l’ascension de Christ, les croyants qui meurent vont **directement auprès de Christ dans le ciel** (*2 Co 5.8 ; Ph 1.23 ; Ac 7.59*). Avant Christ, les justes étaient décrits comme se trouvant dans une région bienheureuse (« Paradis », « sein d’Abraham ») associée au Shéol / à l’Hadès, mais maintenant le « Paradis » est situé dans le **troisième ciel** (*2 Co 12.2–4*).
Q : Les personnes sont-elles conscientes dans le Shéol / l’Hadès, ou s’agit-il d’un « sommeil de l’âme »?
Les personnes sont **conscientes** dans le Shéol / l’Hadès. Le riche et Lazare en *Luc 16.19–31* se souviennent, parlent, ressentent la douleur ou la consolation et sont pleinement conscients de leur état. Les passages qui parlent de la mort comme d’un « sommeil » concernent soit le **corps dans la mort**, soit un langage métaphorique pour décrire la mort, et non une inconscience de l’âme. La Bible n’enseigne pas le « sommeil de l’âme » entre la mort et la résurrection.

L. A. C.

Théologien spécialisé en eschatologie, engagé à aider les croyants à comprendre la Parole prophétique de Dieu.

Articles Connexes