Les termes bibliques pour la Tribulation

Eschatologie30 min de lecture

1. Introduction

La future période de Tribulation est l’un des événements prophétiques les plus précisément décrits dans toute l’Écriture. Mais, au-delà de la simple description des jugements et des horreurs qui marqueront ces sept années, la Bible emploie une riche diversité de termes et d’expressions pour en exposer la nature, le but et la portée. Ces désignations bibliques ne sont pas de simples synonymes, mais de véritables fenêtres ouvertes sur différents aspects de cette phase culminante de l’histoire humaine.

Comprendre les divers termes bibliques désignant la Tribulation permet de saisir plus clairement son but et son caractère multiples. Des anciennes prophéties hébraïques aux visions apocalyptiques de l’Apocalypse, l’Écriture utilise une terminologie précise qui éclaire à la fois les intentions divines de cette période et son impact dévastateur sur Israël et sur les nations. Chaque terme porte un poids théologique, révélant des facettes du jugement de Dieu, de la restauration d’Israël et de la préparation finale au règne millénaire de Christ.

Cet article étudie l’ensemble de la terminologie biblique utilisée pour désigner la période de la Tribulation, organisée par testament et par thème. En explorant ces désignations dans leur contexte scripturaire, nous saisissons mieux la gravité de ce temps à venir et les desseins souverains de Dieu en l’introduisant dans l’histoire.

2. Termes de l’Ancien Testament pour la Tribulation

Les prophètes de l’Ancien Testament ont employé de nombreuses expressions hébraïques pour décrire cette future période de détresse sans précédent qui atteindra Israël et le monde entier. Ces termes mettent en évidence différents aspects du caractère et du but de la Tribulation.

Le Jour de l’Éternel

Sans doute le terme le plus fréquent dans l’Ancien Testament est « le jour de l’Éternel » (hébreu : yom Yahweh). Cette expression apparaît dans plusieurs livres prophétiques, notamment Joël, Amos, Abdias, Sophonie et Ésaïe. Elle désigne un temps précis où Dieu interviendra directement dans l’histoire humaine pour juger le péché et établir son règne. Joël le décrit comme « un jour de ténèbres et d’obscurité, un jour de nuages et de brouillard » (Joël 2.2). Le jour de l’Éternel englobe à la fois le jugement des méchants et la délivrance du reste fidèle.

Le Temps de la Détresse de Jacob

Jérémie 30.7 introduit une désignation spécifiquement juive : « le temps de la détresse de Jacob » (hébreu : et-tsarah l’Ya‘aqov). Ce terme identifie la Tribulation comme une période de souffrance intense pour Israël (Jacob). Le prophète déclare : « Malheur ! Car ce jour est grand, il n’y en a point eu de semblable. C’est un temps de détresse pour Jacob ; mais il en sera délivré » (Jérémie 30.7). Cette expression souligne la discipline corrective de Dieu envers son peuple d’alliance afin de le conduire à la repentance nationale et à la restauration.

Les Douleurs de l’Enfantement

Plusieurs prophètes utilisent l’image des douleurs de l’enfantement pour décrire la Tribulation (Ésaïe 21.3 ; 26.17-18 ; 66.7 ; Jérémie 4.31 ; Michée 4.10). Cette métaphore exprime à la fois l’intensité de la souffrance et la certitude de ce qui suivra. De même que les douleurs annoncent un accouchement imminent et inévitable, ces jugements indiquent que les desseins du royaume de Dieu vont bientôt s’accomplir. L’image suggère aussi une augmentation de la fréquence et de l’intensité au fur et à mesure que la période progresse.

Le Jour de la Vengeance et de la Colère

Ésaïe emploie à plusieurs reprises des termes soulignant la rétribution divine : « le jour de la vengeance » (Ésaïe 34.8 ; 35.4 ; 61.2 ; 63.4) et « le jour de la colère de l’Éternel » (Sophonie 1.18). Ces désignations mettent en avant le fait que la Tribulation est l’expression du juste jugement de Dieu contre un péché accumulé. Cette vengeance n’est pas vindicative, mais judiciaire : Dieu règle les comptes avec un monde rebelle qui a rejeté son autorité et opprimé son peuple.

L’Indignation

Daniel 11.36 et Ésaïe 26.20 parlent de « l’indignation » (hébreu : za‘am). Ce terme désigne la colère ardente de Dieu, particulièrement dirigée contre Israël pour ses siècles de rébellion. Ésaïe 26.20 exhorte : « Va, mon peuple, entre dans ta chambre, et ferme ta porte sur toi ; cache-toi pour quelques instants, jusqu’à ce que la colère soit passée. » L’indignation représente le mécontentement arrêté de Dieu, qui doit suivre son cours jusqu’à son terme avant la restauration d’Israël.

La Soixante-dixième Semaine de Daniel

Daniel 9.24-27 présente le cadre prophétique des soixante-dix “semaines” (hébreu : shavu‘im, littéralement « septaines » d’années) décrétées sur Israël. Après soixante-neuf semaines se concluant par la première venue du Messie, un intervalle se produit avant la soixante-dixième semaine, correspondant à la période de sept ans de la Tribulation. Daniel 9.27 déclare : « Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande. »

Autres Termes Descriptifs

Les prophètes de l’Ancien Testament emploient de nombreuses autres expressions qui dépeignent avec force le caractère de la Tribulation :

  • Jour de détresse et d’angoisse (Sophonie 1.15 ; Daniel 12.1)
  • Jour de ténèbres et d’obscurité profonde (Sophonie 1.15 ; Joël 2.2)
  • Jour de nuages et de brouillard épais (Sophonie 1.15 ; Joël 2.2)
  • Jour de la trompette et des cris de guerre (Sophonie 1.16)
  • Jour de dévastation (Sophonie 1.15)
  • Le fléau débordant (Ésaïe 28.15, 18)
  • Jour de calamité (Deutéronome 32.35 ; Abdias 12-14)
  • Le feu de sa jalousie (Sophonie 1.18)

Chacun de ces termes apporte une nuance spécifique à notre compréhension de cette période future, en soulignant sa sévérité, son ampleur universelle et son origine divine.

3. Termes du Nouveau Testament pour la Tribulation

Le Nouveau Testament reprend et développe la terminologie de l’Ancien Testament, tout en introduisant de nouvelles désignations pour la période de la Tribulation. Ces termes apparaissent principalement dans l’enseignement de Jésus et dans les écrits apostoliques, en particulier dans le discours sur le mont des Oliviers en Matthieu 24, dans les épîtres aux Thessaloniciens et dans le livre de l’Apocalypse.

La Tribulation et la Grande Tribulation

Jésus lui-même utilise le terme spécifique de « tribulation » (grec : thlipsis) dans son discours sur le mont des Oliviers. En Matthieu 24.9, il avertit : « Alors on vous livrera à la tribulation… » Le mot thlipsis signifie littéralement « pression », « oppression », évoquant l’idée d’être écrasé sous une lourde contrainte ou affliction.

Plus important encore, Jésus distingue une phase de souffrance intensifiée : « la grande tribulation » (grec : hē thlipsis hē megalē). Matthieu 24.21 rapporte : « Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. » Cette désignation se rapporte spécifiquement à la seconde moitié intensifiée de la période de sept ans, qui suit l’abomination de la désolation au milieu de la semaine (Matthieu 24.15).

L’Heure de l’Épreuve

En Apocalypse 3.10, Christ promet à l’Église de Philadelphie : « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai à l’abri de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. » Cette désignation met en lumière plusieurs éléments essentiels : la limitation temporelle de la Tribulation (« heure »), son but de mise à l’épreuve (« épreuve ») et sa portée globale (« le monde entier »).

La Colère

Plusieurs passages du Nouveau Testament désignent la période de la Tribulation simplement comme « la colère » (grec : orgē). Paul parle de Jésus « qui nous délivre de la colère à venir » (1 Thessaloniciens 1.10) et affirme : « Dieu ne nous a pas destinés à la colère » (1 Thessaloniciens 5.9). L’Apocalypse utilise fréquemment cette terminologie :

  • « Le grand jour de leur colère » (Apocalypse 6.17)
  • « La colère de Dieu » (Apocalypse 14.10, 19 ; 15.1, 7 ; 16.1)
  • « La colère de l’Agneau » (Apocalypse 6.16)

Ces expressions identifient la Tribulation comme une période où la colère accumulée de Dieu contre le péché sera déversée dans toute son intensité. Cette colère est à la fois divine (venant de Dieu le Père) et messianique (venant de l’Agneau, Jésus-Christ).

Le Jour du Seigneur

Les apôtres reprennent la désignation vétérotestamentaire « le jour du Seigneur » (grec : hē hēmera tou Kyriou). Paul emploie ce terme en 1 Thessaloniciens 5.2 et 2 Thessaloniciens 2.2, maintenant ainsi la continuité avec la tradition prophétique. Pierre l’utilise également en parlant du jugement cosmique : « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas » (2 Pierre 3.10).

L’Heure du Jugement

Apocalypse 14.7 proclame : « Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue. » Cette désignation souligne le caractère judiciaire de la période de la Tribulation : il ne s’agit pas de souffrances arbitraires, mais de l’exercice du jugement divin contre un monde coupable. L’expression met en avant Dieu comme juge juste rendant sa sentence.

Les Douleurs de l’Enfantement

Jésus reprend l’image vétérotestamentaire des douleurs de l’enfantement (grec : ōdin) dans son discours sur le mont des Oliviers. Après avoir décrit les signes préliminaires — faux christs, guerres, famines, tremblements de terre — il déclare : « Tout cela ne sera que le commencement des douleurs » (Matthieu 24.8). Paul emploie la même métaphore : « Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs surprennent la femme enceinte » (1 Thessaloniciens 5.3).

Autres Désignations du Nouveau Testament

Le Nouveau Testament contient aussi d’autres expressions caractérisant divers aspects de la Tribulation :

  • « Le jour » (1 Thessaloniciens 5.4)
  • « Ces jours-là » (Matthieu 24.22 ; Marc 13.20)
  • « Temps de détresse » ou « temps de tribulation » (Marc 13.19)

Ces termes, bien que simples en apparence, portent tout le poids de l’accomplissement prophétique lorsqu’ils sont compris dans leur contexte eschatologique.

4. Sens et portée théologique de la terminologie de la Tribulation

Les divers termes bibliques désignant la Tribulation ne sont pas des synonymes arbitraires, mais des expressions soigneusement choisies qui révèlent des aspects distincts de cette période sans précédent. Comprendre pourquoi l’Écriture utilise une terminologie si variée enrichit notre perception de la nature et des desseins multiples de la Tribulation.

L’Initiative divine mise en avant

Des expressions telles que « le jour de l’Éternel », « la colère de Dieu » et « l’indignation » montrent que la Tribulation trouve son origine dans la volonté souveraine de Dieu. Il ne s’agit pas simplement de conflits humains ou de catastrophes naturelles devenues incontrôlables, mais d’un jugement divin exécuté avec intention. L’usage répété du vocabulaire de « jour » (dans plus d’une vingtaine d’expressions différentes) indique une période précise, fixée et contrôlée par Dieu. Comme Paul le déclare en Actes 17.31, Dieu « a fixé un jour où il jugera le monde ».

Le Caractère judiciaire de cette période

Des expressions telles que « l’heure du jugement », « jour de la vengeance » et « la colère » soulignent la dimension judiciaire de la Tribulation. Cette période représente le tribunal de Dieu en session, avec verdicts prononcés et peines exécutées. La culpabilité accumulée de l’humanité — siècles de rébellion, de rejet de Christ, de persécutions contre le peuple de Dieu — y sera prise en compte. La Tribulation n’est pas de la cruauté divine, mais la justice divine portées à leur terme.

Une Intensité sans précédent historique

La désignation de Jésus, « grande tribulation », accompagnée de cette précision : « telle qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais » (Matthieu 24.21), établit cette période comme absolument unique. Des termes comme « détresse », « angoisse », « trouble », « calamité » renforcent cette idée de sévérité sans précédent. Daniel la décrit lui aussi comme « un temps de détresse tel qu’il n’y en a point eu depuis que des nations existent » (Daniel 12.1).

Cette insistance sur l’unicité distingue la Tribulation future de la tribulation générale que les chrétiens connaissent au cours de l’histoire (Jean 16.33), ainsi que de jugements historiques localisés comme la destruction de Jérusalem en l’an 70.

Une Intensification progressive

La métaphore des « douleurs de l’enfantement » fournit une information cruciale sur la structure de la Tribulation. De même que les contractions augmentent en fréquence et en intensité à l’approche de l’accouchement, les jugements de la Tribulation vont s’intensifier. La structure de l’Apocalypse — sept sceaux, sept trompettes et sept coupes — reflète cette progression, chaque série de jugements étant plus sévère que la précédente. Ils ne se contentent pas de se répéter, mais s’aggravent à mesure que la période approche de son climax : le retour de Christ.

Un But spécifique pour Israël

Des termes comme « le temps de la détresse de Jacob » et les références à la « soixante-dixième semaine » de Daniel montrent que la Tribulation vise tout particulièrement Israël. Si le monde entier subit le jugement, Dieu poursuit des objectifs particuliers pour le peuple juif pendant cette période. La Tribulation agit comme une discipline divine destinée à conduire Israël à la repentance nationale et à la reconnaissance de Jésus comme Messie.

Une Portée mondiale

Des expressions telles que « l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier » (Apocalypse 3.10) et « le feu de sa jalousie » qui « consumera tout le pays » (Sophonie 1.18) établissent la portée mondiale de ce jugement. Contrairement aux jugements localisés du passé, la Tribulation sera globale et inévitable, touchant « ceux qui habitent la terre » — expression récurrente dans l’Apocalypse désignant l’humanité en révolte contre Dieu.

Une Limitation temporelle précise

La terminologie indique constamment que la Tribulation sera limitée dans le temps. Les références à « l’heure », « ces jours-là », « une semaine » (sept ans), ainsi que la promesse que « à cause des élus, ces jours seront abrégés » (Matthieu 24.22), affirment que cette période, aussi terrible soit-elle, aura une fin. Dieu a souverainement déterminé sa durée — sept ans, comme annoncé en Daniel 9.27 — et ne permettra pas qu’elle se prolonge au-delà du temps qu’il a fixé.

5. Relations entre les différents termes

Bien que l’Écriture utilise de nombreuses désignations pour la période de la Tribulation, ces termes ne sont pas des étiquettes indépendantes, mais des descriptions reliées qui, ensemble, offrent une vue d’ensemble cohérente de ce temps futur. Comprendre comment ces termes s’articulent entre eux renforce notre compréhension de la portée et du déroulement de la Tribulation.

Termes recouvrants et englobants

Plusieurs désignations fonctionnent comme des termes « parapluie » couvrant l’ensemble de la période de sept ans. « Le jour de l’Éternel » est sans doute le plus global : il ne se limite pas seulement à la Tribulation, mais s’étend pour inclure le Second Avènement de Christ et même certains aspects du Millénium. Lorsque les prophètes parlent du « jour de l’Éternel », ils envisagent l’ensemble de la séquence des événements de la fin, durant lesquels Dieu intervient directement dans l’histoire.

De même, la soixante-dixième semaine de Daniel fournit le cadre chronologique qui englobe tous les autres événements de la Tribulation. Cette période de sept ans, divisée en deux parties de trois ans et demi, constitue la structure dans laquelle viennent s’inscrire toutes les autres désignations.

Termes désignant le tout et termes désignant une partie

Il existe une distinction importante entre les termes qui décrivent l’ensemble de la période de sept ans et ceux qui visent spécifiquement la seconde moitié intensifiée. L’emploi par Jésus du mot « tribulation » (Matthieu 24.9) semble couvrir la totalité des sept années, alors que l’expression « la grande tribulation » (Matthieu 24.21) désigne particulièrement la seconde moitié, après l’abomination de la désolation au milieu de la semaine.

De la même manière, « le temps de la détresse de Jacob » (Jérémie 30.7) met en relief la seconde moitié, lorsque Israël subira la persécution la plus sévère sous l’Antichrist. Cette distinction explique pourquoi certains passages décrivent, au début de la période, des conditions relativement stables et favorables (permettant la reconstruction du temple et la reprise des sacrifices), alors que d’autres décrivent une souffrance et une dévastation sans précédent.

Un Développement séquentiel au sein de la période

La métaphore des douleurs de l’enfantement éclaire le déroulement interne de la Tribulation. Les signes précurseurs — guerres, famines, tremblements de terre — représentent « le commencement des douleurs » (Matthieu 24.8). À mesure que la période avance, ces afflictions augmentent en fréquence et en gravité, comme les contractions qui s’intensifient avant la naissance. Les jugements des sceaux, des trompettes et des coupes dans l’Apocalypse manifestent clairement ce schéma d’escalade.

Une Terminologie liée aux différents buts de Dieu

Différents termes mettent l’accent sur différents desseins divins pour la Tribulation :

  • « Le temps de la détresse de Jacob » souligne le but de conduire Israël à la repentance
  • « Jour de la vengeance » met en avant le jugement contre les nations impies
  • « L’indignation » insiste sur la colère accumulée de Dieu qui s’exprime enfin
  • « L’heure de l’épreuve » fait ressortir le caractère de mise à l’épreuve des habitants de la terre

Ces finalités ne se contredisent pas, mais représentent des aspects complémentaires du plan global de Dieu pour cette période.

Des Indices d’intensité

Certains termes servent essentiellement à souligner la gravité de la Tribulation. Des expressions comme « détresse », « angoisse », « ténèbres », « désolation » et « colère » jouent le rôle de marqueurs d’intensité, avertissant qu’il ne s’agira pas d’un temps de crise ordinaire. Combinés à des qualificatifs comme « grande » ou « telle qu’il n’y en a point eu », ils communiquent le caractère sans précédent des jugements à venir.

Le Cadre de l’alliance

La soixante-dixième semaine de Daniel tire sa signification du cadre de l’alliance que Dieu a conclue avec Israël. La prophétie des soixante-dix semaines (Daniel 9.24-27) s’adresse directement à « ton peuple et ta ville sainte » — c’est-à-dire Israël et Jérusalem. Ce contexte d’alliance explique pourquoi des termes comme « détresse de Jacob » se réfèrent spécifiquement à Israël, tout en reconnaissant que le jugement est mondial. La Tribulation représente l’ultime intervention de Dieu face à la longue rébellion d’Israël, avant l’établissement plénier des promesses de la nouvelle alliance dans le règne millénaire.

6. Schémas prophétiques et terminologie de la Tribulation

La diversité des termes bibliques relatifs à la Tribulation reflète des schémas plus profonds dans la manière dont Dieu a historiquement traité le péché et dont il mènera à son terme son plan rédempteur. Ces schémas, établis dans les événements antérieurs de la Bible, trouvent leur accomplissement ultime dans la période de la Tribulation.

Le Schéma de la révélation progressive

Dieu a révélé progressivement des informations concernant la Tribulation au fil de l’Écriture. Les premières références dans le Pentateuque sont générales (Deutéronome 4.30), tandis que les prophètes ultérieurs ajoutent des détails spécifiques. Daniel fournit le cadre chronologique des soixante-dix semaines, et Jésus indique clairement le point de bascule au milieu de la semaine. L’Apocalypse offre une description détaillée des jugements. La multiplicité des termes dans les différents livres bibliques illustre cette révélation progressive, chaque désignation ajoutant de la clarté au plan eschatologique de Dieu.

Des Précédents typologiques

Plusieurs événements de l’Ancien Testament préfigurent certains aspects de la Tribulation, et la terminologie utilisée renvoie parfois à ces connexions :

Les Plaies d’Égypte : Beaucoup de jugements de la Tribulation rappellent les plaies envoyées sur l’Égypte. Les jugements des coupes, en Apocalypse 16, reflètent particulièrement ceux de l’Exode — eaux changées en sang, ténèbres, ulcères douloureux, grêle. La notion de « jour de l’Éternel » évoque l’intervention spectaculaire de Dieu en Égypte, manifestant sa souveraineté sur les faux dieux et les dirigeants rebelles.

L’Exil babylonien : Des termes comme « l’indignation » et « le temps de la détresse de Jacob » font écho à la captivité historique d’Israël à Babylone. De même que Dieu a utilisé cet exil pour purifier Israël de l’idolâtrie, la Tribulation purifiera la rébellion ultime d’Israël — le rejet du Messie. Daniel, écrivant depuis l’exil babylonien, reçoit la révélation concernant le futur « temps de détresse » qui résoudra définitivement l’infidélité d’Israël à l’alliance.

Le Déluge : La portée universelle de la Tribulation fait écho au jugement mondial du temps de Noé. Jésus établit explicitement ce parallèle : « Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même au retour du Fils de l’homme » (Matthieu 24.37). Dans les deux cas, il s’agit d’un jugement divin global sur la méchanceté humaine, avec la préservation d’un reste par la foi.

Un Double Focus : Israël et les nations

La terminologie biblique maintient constamment ce double but de la Tribulation : jugement sur les nations et purification d’Israël. Des expressions comme « le temps de la détresse de Jacob » soulignent la dimension juive, tandis que « le jour de l’Éternel » englobe à la fois Israël et le monde païen. Ce double focus reflète la relation d’alliance de Dieu avec Israël, tout en affirmant sa souveraineté sur toutes les nations.

La Tribulation mettra un terme aux « temps des nations » (Luc 21.24) — cette longue période de domination des nations sur Jérusalem qui a commencé avec Babylone. En même temps, elle préparera la restauration spirituelle d’Israël. Ces buts parallèles ne se contredisent pas, mais constituent des aspects complémentaires du plan global de Dieu.

Douleurs de l’enfantement et nouvelle création

La métaphore des « douleurs de l’enfantement » relie la Tribulation au thème biblique plus large de la nouvelle création. De même que « la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement jusqu’à maintenant » en attendant la délivrance (Romains 8.22), la Tribulation représente les douleurs finales avant la « naissance » du royaume messianique. Cette souffrance est porteuse de sens : elle précède le renouveau glorieux de toutes choses sous le règne de Christ.

Le Jour de l’Éternel comme thème récurrent

Le concept de « jour de l’Éternel » apparaît tout au long de la Bible, avec des accomplissements proches et lointains. Des « jours de l’Éternel » historiques ont inclus le jugement de Babylone (Ésaïe 13.6, 9), de l’Égypte (Ézéchiel 30.3) et de Jérusalem (Joël 1.15). Ces jugements passés servent de types ou d’avant-goûts du jour eschatologique ultime de l’Éternel — la période de la Tribulation. Ce schéma récurrent montre que Dieu juge toujours le péché et que les jugements antérieurs annoncent le jugement final et global à venir.

Guerre et conflit cosmique

Les termes soulignant le combat — « jour de la trompette », « jour d’alarme » — lient la Tribulation au thème biblique du combat spirituel. La Tribulation représente le sommet du conflit cosmique entre Dieu et Satan, le bien et le mal, Christ et l’Antichrist. L’Apocalypse met clairement en scène cette dimension spirituelle, montrant la fureur désespérée de Satan « sachant qu’il a peu de temps » (Apocalypse 12.12). La terminologie guerrière variée reflète la nature multiple de ce conflit — militaire, spirituel et cosmique.

7. Implications pratiques de la compréhension des termes de la Tribulation

Même si la Tribulation demeure un événement futur pour l’Église, comprendre sa terminologie biblique comporte d’importantes implications théologiques et pratiques pour les croyants d’aujourd’hui. Le riche vocabulaire par lequel l’Écriture décrit cette période communique des vérités essentielles pour la foi et la vie chrétiennes.

Affirmer l’interprétation littérale de la prophétie

La précision et la diversité de la terminologie de la Tribulation plaident en faveur d’une approche littérale de l’interprétation prophétique. Lorsque la Bible emploie un langage aussi détaillé et cohérent à travers divers livres et différentes époques, c’est pour décrire de véritables événements futurs, et non de simples réalités spirituelles symboliques. La précision de termes comme « la soixante-dixième semaine de Daniel », avec sa durée exacte de sept ans, pointe vers un accomplissement historique concret.

Cela a des implications herméneutiques : si l’on interprète les prophéties concernant la Tribulation de manière non littérale ou comme déjà accomplies dans l’histoire de l’Église (comme le propose le prétérisme), on sape le sens clair du langage prophétique dans toute l’Écriture. La spécificité de cette terminologie exige un accomplissement futur réel.

Comprendre la justice de Dieu

Le vocabulaire judiciaire — « jour du jugement », « jour de la vengeance », « la colère » — révèle des vérités essentielles sur le caractère de Dieu. Dieu n’est pas indifférent au péché. Chaque injustice, chaque acte de rébellion, chaque oppression et chaque violence s’accumulent dans les registres divins. La Tribulation démontre que Dieu réglera finalement tous les comptes. Sa patience ne doit pas être confondue avec de la tolérance vis-à-vis du mal.

Pour les croyants, cela confirme la justice de Dieu. Quand nous constatons l’injustice actuelle et nous demandons pourquoi Dieu tarde à juger, les prophéties relatives à la Tribulation nous assurent que la justice divine sera pleinement exercée. Dieu a fixé un « jour » où tout sera mis en lumière.

Souligner l’urgence du salut

La sévérité exprimée par la terminologie de la Tribulation — « grande tribulation telle qu’il n’y en a point eu », « détresse et angoisse » — met en évidence l’urgence de l’évangélisation. Si la Tribulation est le dernier avertissement de Dieu à l’humanité avant le retour de Christ, et si ses jugements seront sans précédent en gravité, alors aujourd’hui est « le jour du salut » (2 Corinthiens 6.2. La perspective des horreurs qui attendent le monde incrédule devrait motiver les croyants à annoncer l’Évangile avec compassion et urgence.

Distinguer Israël et l’Église

Les termes spécifiques à Israël — « le temps de la détresse de Jacob », « la soixante-dixième semaine de Daniel » — aident les croyants à comprendre que Dieu a des programmes distincts pour Israël et pour l’Église. La Tribulation traite directement du rejet du Messie par Israël et prépare la nation à la restauration. L’Église, ayant reçu Christ, sera délivrée de la colère à venir (1 Thessaloniciens 1.10).

Cette distinction montre que les promesses de délivrance de la Tribulation (Apocalypse 3.10) concernent l’Église, tandis que les prophéties de la Tribulation se rapportent principalement à l’avenir d’Israël. Cela évite de confondre le rôle de l’Église dans le calendrier eschatologique de Dieu.

Motiver à la sainteté et à la vigilance

Jésus a utilisé la prophétie concernant la Tribulation pour exhorter ses disciples à la vigilance : « Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra » (Matthieu 24.42). Bien que les croyants soient délivrés de la Tribulation par l’Enlèvement, la réalité de ce jugement à venir doit les pousser à vivre saintement et dans l’alerte spirituelle. Pierre établit explicitement ce lien : « Puisque tout cela est en voie de dissolution, combien votre conduite et votre piété doivent être saintes ! » (2 Pierre 3.11).

La certitude de la Tribulation transforme notre manière de vivre aujourd’hui. Sachant qu’un jugement vient, nos priorités se clarifient : l’éternel prend le pas sur le temporaire.

Apporter de l’espérance au milieu des tribulations présentes

Bien que les chrétiens connaissent déjà des tribulations en ce monde (Jean 16.33), comprendre la nature spécifique de la future Tribulation apporte du réconfort. Les souffrances actuelles, aussi dures soient-elles, ne constituent pas la colère finale de Dieu. Les croyants peuvent traverser les épreuves présentes en sachant qu’ils seront préservés de la Tribulation ultime et que leurs souffrances actuelles ont une finalité rédemptrice, et non punitive.

En outre, le contraste entre nos difficultés actuelles et les jugements prophétisés pour la Tribulation nous donne du recul et de la gratitude. Aussi éprouvantes que soient les circonstances présentes, elles n’ont rien de comparable avec les jugements sans précédent qui frapperont un monde incrédule.

Clarifier les desseins de Dieu

La diversité de la terminologie de la Tribulation révèle que Dieu poursuit plusieurs objectifs durant cette période : punir les méchants, purifier Israël, manifester sa puissance, dévoiler le véritable caractère de Satan, et offrir de dernières occasions de salut. Cette finalité multiple met en évidence la sagesse de Dieu dans la conduite de l’histoire vers l’accomplissement de son plan rédempteur.

Pour les croyants qui se posent des questions sur le problème du mal et de la souffrance (la théodicée), les objectifs clairement exprimés de la Tribulation montrent que le jugement divin n’est jamais arbitraire, mais toujours chargé de sens. Même dans sa colère, Dieu se souvient de la miséricorde, comme en témoigne la multitude qui sera sauvée durant la Tribulation (Apocalypse 7.9-14).

8. Conclusion

Le vocabulaire biblique relatif à la période de la Tribulation rassemble des dizaines de termes et d’expressions distincts, couvrant les deux Testaments. Loin d’être redondante, cette terminologie riche offre une compréhension multidimensionnelle de ce temps sans précédent de jugement divin. Chaque désignation — qu’il s’agisse du « jour de l’Éternel », du « temps de la détresse de Jacob », de la « grande tribulation » ou de la « colère de l’Agneau » — met en lumière des aspects spécifiques de ces sept années qui précéderont le retour de Christ et son règne millénaire.

Les prophètes de l’Ancien Testament ont établi une terminologie fondamentale centrée sur le jugement divin, la détresse d’Israël et la relation de cette période avec « le jour de l’Éternel ». Jésus a précisé le moment et l’intensité de cette période, introduisant la distinction essentielle entre la tribulation générale et « la grande tribulation » qui marquera la seconde moitié de la soixante-dixième semaine de Daniel. Les apôtres, en particulier dans l’Apocalypse, ont élargi ce vocabulaire tout en conservant la continuité avec la tradition prophétique, ajoutant des descriptions détaillées des jugements des sceaux, des trompettes et des coupes qui se dérouleront tout au long de ces sept années.

Plusieurs vérités clés se dégagent de l’ensemble de cette terminologie. Premièrement, la Tribulation sera une période future, littérale, de sept années de jugement global sans précédent — et non une simple métaphore spirituelle ou un événement entièrement révolu du passé. Deuxièmement, elle servira plusieurs objectifs divins : juger l’humanité rebelle, purifier Israël en vue de sa restauration, manifester la puissance de Dieu et le caractère maléfique de Satan, et réunir une dernière moisson d’âmes avant l’établissement du royaume de Christ. Troisièmement, bien que s’étendant à toute la terre, la Tribulation a un accent particulier sur Israël, en tant que « temps de la détresse de Jacob » destiné à conduire finalement la nation à reconnaître Jésus comme son Messie.

La diversité des termes révèle aussi une intensification progressive au sein de la Tribulation. Comme des douleurs d’enfantement, les jugements iront en augmentant en fréquence et en gravité, aboutissant à la « grande tribulation » des trois ans et demi finaux. Ce schéma croissant — des sceaux aux trompettes, puis aux coupes — montre que la patience de Dieu a des limites et que la rébellion accumulée de l’humanité finira par entraîner une réponse divine totale.

Pour l’Église, comprendre la terminologie de la Tribulation apporte une clarté doctrinale essentielle. Cela soutient la doctrine de l’Enlèvement pré-tribulationnel en distinguant clairement l’économie de l’Église de celle d’Israël dans le calendrier prophétique. Cela motive l’évangélisation en soulignant l’urgence du salut avant le commencement de cette période terrible. Cela encourage à la sainteté en rappelant que Dieu jugera finalement tout péché. Et cela réconforte par la promesse de la délivrance : les croyants « ne sont pas destinés à la colère, mais à la possession du salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5.9).

La variété du langage biblique décrivant la Tribulation reflète à la fois la complexité de cette période et le désir de Dieu de communiquer clairement au sujet de cette phase cruciale de l’histoire rédemptrice. Des « douleurs de l’enfantement » à « l’heure de l’épreuve », de la « soixante-dixième semaine de Daniel » au « jour de la vengeance de l’Éternel », l’Écriture emploie une terminologie précise pour que les croyants comprennent ce qui vient et pourquoi. Ce vocabulaire prophétique sert à la fois d’avertissement pour les non-repentants et d’assurance pour les fidèles que Dieu demeure souverain sur les derniers chapitres de l’histoire avant le retour glorieux de Christ pour établir son royaume sur la terre.

FAQ

Q : Quelle est la différence entre « tribulation » et « la grande tribulation » ?

Le terme « tribulation » désigne généralement l’ensemble de la période de sept ans, tandis que l’expression « la grande tribulation » se rapporte spécifiquement à la seconde moitié intensifiée de cette période. Jésus fait cette distinction en Matthieu 24, où la « grande tribulation » suit l’abomination de la désolation qui survient au milieu de la soixante-dixième semaine de Daniel. La seconde moitié sera marquée par une persécution sans précédent, en particulier contre Israël, et par les jugements divins les plus sévères.

Q : Pourquoi la Bible utilise-t-elle autant de termes différents pour désigner la période de la Tribulation ?

La variété des termes bibliques met en lumière les différents aspects et buts de la Tribulation. Certains insistent sur sa portée mondiale (« l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier »), d’autres sur son centre d’intérêt : Israël (« le temps de la détresse de Jacob »), d’autres encore sur son caractère judiciaire (« jour du jugement », « jour de la vengeance »). Chaque désignation apporte une précision supplémentaire sur ce temps multiple, montrant qu’il sert à la fois à la restauration d’Israël, au jugement des nations, à la manifestation de la puissance de Dieu et à l’offre de dernières occasions de salut.

Q : Le « jour du Seigneur » est-il identique à la période de la Tribulation ?

Le « jour du Seigneur » est un terme plus large qui inclut la Tribulation, mais la dépasse. Il englobe l’ensemble de la période de sept ans de la Tribulation, le Second Avènement de Christ, et certains éléments de son règne millénaire. Dans la littérature prophétique, le jour du Seigneur désigne tout moment où Dieu intervient directement dans l’histoire pour juger le péché, la Tribulation étant l’accomplissement ultime et global de ce thème récurrent.

Q : Combien de temps durera la période de la Tribulation, selon la terminologie biblique ?

La Tribulation durera exactement sept ans, sur la base de la prophétie de la « soixante-dixième semaine » en Daniel 9.27. L’Écriture divise cette période en deux moitiés de trois ans et demi, exprimées de diverses manières : « un temps, des temps et la moitié d’un temps » (Daniel 12.7), « quarante-deux mois » (Apocalypse 11.2 ; 13.5) ou « mille deux cent soixante jours » (Apocalypse 11.3 ; 12.6). Ces différentes expressions se réfèrent toutes aux mêmes périodes de trois ans et demi, en utilisant l’année prophétique de 360 jours.

Q : Que nous apprend la métaphore des « douleurs de l’enfantement » sur la structure de la Tribulation ?

La métaphore des « douleurs de l’enfantement » montre que les jugements de la Tribulation s’intensifieront progressivement, en fréquence et en gravité, comme les contractions avant la naissance. Elle explique la structure des jugements de l’Apocalypse — sceaux, trompettes, coupes — chaque série étant plus dévastatrice que la précédente. Cette image souligne aussi la certitude du dénouement : de même que les douleurs conduisent inévitablement à la naissance, la Tribulation aboutira certainement à la « naissance » du royaume millénaire de Christ.

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Questions Fréquentes

Q : Quelle est la différence entre « tribulation » et « la grande tribulation »?
Le terme « tribulation » désigne généralement l’ensemble de la période de sept ans, tandis que l’expression « la grande tribulation » se rapporte spécifiquement à la seconde moitié intensifiée de cette période. Jésus fait cette distinction en Matthieu 24, où la « grande tribulation » suit l’abomination de la désolation qui survient au milieu de la soixante-dixième semaine de Daniel. La seconde moitié sera marquée par une persécution sans précédent, en particulier contre Israël, et par les jugements divins les plus sévères.
Q : Pourquoi la Bible utilise-t-elle autant de termes différents pour désigner la période de la Tribulation?
La variété des termes bibliques met en lumière les différents aspects et buts de la Tribulation. Certains insistent sur sa portée mondiale (« l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier »), d’autres sur son centre d’intérêt : Israël (« le temps de la détresse de Jacob »), d’autres encore sur son caractère judiciaire (« jour du jugement », « jour de la vengeance »). Chaque désignation apporte une précision supplémentaire sur ce temps multiple, montrant qu’il sert à la fois à la restauration d’Israël, au jugement des nations, à la manifestation de la puissance de Dieu et à l’offre de dernières occasions de salut.
Q : Le « jour du Seigneur » est-il identique à la période de la Tribulation?
Le « jour du Seigneur » est un terme plus large qui inclut la Tribulation, mais la dépasse. Il englobe l’ensemble de la période de sept ans de la Tribulation, le Second Avènement de Christ, et certains éléments de son règne millénaire. Dans la littérature prophétique, le jour du Seigneur désigne tout moment où Dieu intervient directement dans l’histoire pour juger le péché, la Tribulation étant l’accomplissement ultime et global de ce thème récurrent.
Q : Combien de temps durera la période de la Tribulation, selon la terminologie biblique?
La Tribulation durera exactement sept ans, sur la base de la prophétie de la « soixante-dixième semaine » en Daniel 9.27. L’Écriture divise cette période en deux moitiés de trois ans et demi, exprimées de diverses manières : « un temps, des temps et la moitié d’un temps » (Daniel 12.7), « quarante-deux mois » (Apocalypse 11.2 ; 13.5) ou « mille deux cent soixante jours » (Apocalypse 11.3 ; 12.6). Ces différentes expressions se réfèrent toutes aux mêmes périodes de trois ans et demi, en utilisant l’année prophétique de 360 jours.
Q : Que nous apprend la métaphore des « douleurs de l’enfantement » sur la structure de la Tribulation?
La métaphore des « douleurs de l’enfantement » montre que les jugements de la Tribulation s’intensifieront progressivement, en fréquence et en gravité, comme les contractions avant la naissance. Elle explique la structure des jugements de l’Apocalypse — sceaux, trompettes, coupes — chaque série étant plus dévastatrice que la précédente. Cette image souligne aussi la certitude du dénouement : de même que les douleurs conduisent inévitablement à la naissance, la Tribulation aboutira certainement à la « naissance » du royaume millénaire de Christ.

L. A. C.

Théologien spécialisé en eschatologie, engagé à aider les croyants à comprendre la Parole prophétique de Dieu.

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